La réduction des financements humanitaires se traduit par une nouvelle baisse de l’aide alimentaire dans la bande de Gaza. Dans son rapport de situation publié le 30 octobre 2026, le Programme alimentaire mondial (PAM) indique avoir diminué d’environ un tiers ses opérations. Le nombre de personnes soutenues chaque mois est passé de 1,6 million à 1,1 million, laissant environ 500 000 personnes sans cette aide essentielle à l’approche de l’hiver.
Une aide alimentaire réduite dans toute la bande de Gaza
Le PAM signale également une baisse de la distribution de repas préparés. Leur nombre quotidien a été ramené de 250 000 à 150 000. Dans certains secteurs, les repas ne sont désormais fournis qu’un jour sur deux. L’agence des Nations unies estime que ces coupes risquent d’annuler les améliorations limitées observées récemment dans la situation alimentaire.
| Indicateur | Avant les réductions | Situation signalée |
|---|---|---|
| Personnes recevant une aide mensuelle | 1,6 million | 1,1 million |
| Repas chauds distribués chaque jour | 250 000 | 150 000 |
| Population en insécurité alimentaire aiguë | 1,4 million de personnes, soit 67 % de la population de Gaza |
Selon les données compilées par le PAM, 1,4 million de personnes, soit 67 % de la population de Gaza, restent exposées à une insécurité alimentaire aiguë. La malnutrition demeure également une préoccupation majeure. Environ 3 000 enfants âgés de six mois à cinq ans sont admis chaque mois pour recevoir un traitement. Pour le seul mois de septembre, plus de 2 800 enfants ont été pris en charge, dont plus de 360 souffrant de malnutrition aiguë sévère.
Des conditions hivernales qui aggravent la vulnérabilité
Le rapport alerte sur l’exposition des personnes déplacées aux pluies et aux inondations. Quelque 950 000 déplacés vivraient dans des sites présentant un risque moyen ou élevé d’inondation, parmi lesquels plus de 400 000 se trouvent dans des zones considérées comme fortement menacées. Les stocks disponibles ne permettraient de couvrir que 18 % des 294 250 familles ayant besoin d’un soutien pour se protéger durant l’hiver.
Cette fragilité s’ajoute aux difficultés persistantes dans l’accès aux soins et à l’eau. Le PAM fait état de contraintes logistiques et de coordination qui ralentissent l’entrée de l’aide et ses déplacements à l’intérieur de la bande de Gaza. L’agence rapporte aussi la poursuite de frappes aériennes, de tirs d’artillerie et de tirs d’armes à feu, ainsi que des incursions, des démolitions et l’avancée de la « ligne jaune » de contrôle militaire, autant de facteurs qui soulèvent des inquiétudes pour la protection des civils et les déplacements de population.
Un besoin de financement de 450 millions de dollars
Pour maintenir ses opérations à Gaza et en Cisjordanie jusqu’en mars 2027, le PAM estime avoir besoin de 450 millions de dollars supplémentaires. L’agence relie la diminution de son assistance aux pénuries de financement et appelle à une hausse des contributions, mais aussi à l’augmentation des flux humanitaires et commerciaux. Elle demande enfin l’ouverture et le fonctionnement durable de davantage de points de passage et d’itinéraires afin de rétablir puis d’élargir l’aide vitale dans la bande de Gaza.
- 500 000 personnes ne reçoivent plus l’aide alimentaire mensuelle du PAM.
- 950 000 déplacés se trouvent dans des sites exposés aux inondations hivernales.
- Le PAM réclame 450 millions de dollars pour poursuivre ses opérations jusqu’en mars 2027.