Une mobilisation a été organisée mardi au camp de Balata, près de Naplouse, pour contester la réduction de plusieurs services de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Les participants ont également dénoncé le licenciement de certains employés de l’agence et la fermeture prévue de son hôpital à Qalqilya, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
La manifestation a été organisée par la Direction des affaires des réfugiés de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et les comités populaires de services des camps du gouvernorat de Naplouse et du nord de la Cisjordanie, en coordination avec le mouvement Fatah, selon l’agence de presse palestinienne Sada. Des représentants des comités de services, de la municipalité de Naplouse, de l’Union des travailleurs arabes à l’UNRWA et de plusieurs factions palestiniennes ont pris part au rassemblement.
Des services de santé et d’aide au centre des inquiétudes
Les manifestants ont demandé un financement « adéquat et durable » afin de maintenir les prestations destinées aux réfugiés palestiniens. Ils ont mis en avant trois secteurs directement concernés par les mesures contestées : la santé, l’éducation et l’assistance. Leur mobilisation porte aussi sur la protection des droits des réfugiés et sur le maintien des emplois au sein de l’agence des Nations unies.
- Réduction annoncée de certains services de l’UNRWA ;
- Licenciement de membres du personnel de l’agence ;
- Projet de fermeture de l’hôpital de Qalqilya et de certaines de ses unités.
Avant le rassemblement, une conférence de presse s’est tenue au siège du comité de services du camp de Balata. Son président, Imad Zaki, a rejeté la diminution des prestations et les suppressions de postes. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’hôpital de Qalqilya, dont les services bénéficient aux réfugiés palestiniens ainsi qu’aux habitants du gouvernorat et des zones voisines, d’après Sada.
Le projet concernant Qalqilya contesté
Nesrin Doukan, directrice de la Direction des affaires des réfugiés au nord de la Cisjordanie, a également exprimé son opposition aux mesures visant l’établissement médical. Elle a notamment contesté la fermeture de certaines unités jugées essentielles et le transfert de médecins et d’infirmiers vers d’autres centres de santé. Selon ses propos rapportés par Sada, ces changements pourraient affecter la continuité des soins pour les réfugiés et les habitants de la région.
| Lieu | Enjeu signalé |
|---|---|
| Camp de Balata | Mobilisation contre la baisse des services de l’UNRWA |
| Qalqilya | Projet de fermeture de l’hôpital et de certaines unités |
| Nord de la Cisjordanie | Demande de maintien des soins, de l’éducation et de l’aide |
Cette mobilisation intervient alors que les structures de l’UNRWA restent présentées par les organisateurs comme indispensables à la fourniture de services essentiels dans les camps de réfugiés palestiniens. La contestation ne porte donc pas uniquement sur l’avenir d’un établissement médical : elle vise aussi la capacité de l’agence à continuer d’assurer ses missions auprès des réfugiés et à maintenir ses équipes dans les territoires palestiniens occupés.
Les participants ont demandé que les services de santé soient préservés et que les décisions concernant l’hôpital de Qalqilya soient réexaminées. Ils réclament également des garanties sur la continuité des prestations de l’UNRWA et sur le financement nécessaire à leur maintien. Sada ne rapporte pas, dans son compte rendu, de réponse de la direction de l’agence à ces demandes.