La Ligue arabe a demandé, dimanche, l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur des allégations de torture et de mauvais traitements visant des Palestiniens originaires de la bande de Gaza détenus dans la prison israélienne de Ramla. Dans un communiqué rapporté le 2 novembre 2026 par l’agence Xinhua, l’organisation affirme que plusieurs détenus de la section Rakevet auraient subi des blessures et des brûlures lors d’épisodes répétés de répression.
La Ligue arabe présente ces faits allégués comme une violation du droit international humanitaire. Elle évoque également la qualification de « crimes contre l’humanité », une appréciation politique et juridique formulée par l’organisation, qui ne constitue pas en elle-même une décision de justice. Le communiqué demande que les responsables présumés puissent faire l’objet de poursuites et appelle la communauté internationale à agir contre ce qu’il décrit comme une impunité persistante.
Des demandes d’accès et de soins
L’organisation réclame un accès sans restriction à la prison pour le Comité international de la Croix-Rouge ainsi que pour des organismes indépendants de surveillance. Selon elle, ces visites seraient nécessaires pour établir les conditions de détention et permettre une prise en charge médicale des prisonniers blessés. La Ligue arabe demande également la libération immédiate des détenus malades ou blessés, ainsi que la fin des détentions qu’elle qualifie d’arbitraires.
Les accusations ont été relayées par le Bureau d’information des prisonniers palestiniens. Dans un rapport publié le 27 octobre, cette structure affirme que des détenus de Gaza incarcérés dans la section Rakevet auraient été régulièrement agressés. Les moyens employés mentionnés dans ce rapport comprennent des coups de matraque, du gaz lacrymogène, du spray au poivre, des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes.
- Les faits allégués concernent la section Rakevet de la prison de Ramla.
- La Ligue arabe demande une enquête internationale indépendante et un accès de la Croix-Rouge.
- Elle réclame des soins pour les détenus blessés et la libération des prisonniers malades ou blessés.
Des agressions dénoncées dans les cellules
D’après le même bureau, les violences se seraient produites de manière répétée, notamment les vendredis et les samedis. Son rapport évoque aussi des interventions de gardiens accompagnés de chiens policiers dans les cellules, avant le transfert de détenus vers une pièce dépourvue de caméras de surveillance, où de nouvelles agressions auraient eu lieu. Ces éléments restent, à ce stade, des allégations rapportées par une organisation palestinienne et reprises par la Ligue arabe ; leur établissement relève d’une enquête indépendante.
Le bureau palestinien a averti que la poursuite de ces violences ferait peser un risque particulier sur les prisonniers souffrant déjà de maladies ou de blessures. Les informations publiées ne précisent pas le nombre de personnes concernées par les faits allégués ni les suites données à chacune des demandes de soins.
Le nombre de détenus palestiniens
Dans un autre rapport publié le 24 octobre 2026, le Bureau d’information des prisonniers palestiniens estimait qu’entre 9 350 et 9 400 prisonniers et détenus palestiniens se trouvaient dans les prisons israéliennes au cours du mois d’octobre. Ce chiffre est attribué à cette structure palestinienne et n’est pas présenté par Xinhua comme un décompte vérifié par une institution internationale.
La Ligue arabe a enfin appelé la communauté internationale, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et l’Assemblée générale de l’ONU à prendre des mesures concrètes pour protéger les prisonniers palestiniens. La demande porte à la fois sur l’établissement des faits, l’accès aux lieux de détention et la responsabilité éventuelle des personnes impliquées.