Humanitaire

Gaza : des associations demandent à la Belgique de reprendre les évacuations d’enfants

Alors qu’aucune évacuation vers la Belgique n’est actuellement organisée depuis Gaza, des défenseurs des droits de l’enfant réclament la reprise des opérations pour réunir les familles séparées et donner la priorité aux enfants les plus vulnérables.

Gaza : des associations demandent à la Belgique de reprendre les évacuations d’enfants
©Illustration IA Hind Sabbagh / fr.palestinaliberation.com

Aucune évacuation vers la Belgique n’est actuellement organisée depuis la bande de Gaza, une situation qui laisse des enfants palestiniens séparés de leurs parents et retarde des regroupements familiaux déjà approuvés. Dans un article publié par La Libre Belgique, deux institutions de défense des droits de l’enfant demandent au gouvernement fédéral de reprendre les démarches visant à faire sortir de Gaza les mineurs concernés.

La suspension des opérations touche plusieurs configurations familiales. Certains enfants sont toujours bloqués dans la bande de Gaza alors que leur mère ou leur père vit en Belgique. D’autres ont été évacués et poursuivent leur rétablissement en Belgique sans leurs parents. Selon les deux institutions citées par le quotidien, des familles peuvent ainsi rester séparées pendant plusieurs années, y compris lorsque les autorités belges ont déjà approuvé le regroupement familial.

Une priorité pour les enfants les plus vulnérables

Les organisations alertent sur les effets de cette séparation sur les enfants, à Gaza comme en Belgique. Elles évoquent des répercussions sur leur sécurité, leur santé et leur développement. Elles demandent que les listes d’évacuation existantes fassent l’objet d’un examen attentif et que les dossiers les plus urgents soient traités en premier.

  • les très jeunes enfants ;
  • les enfants gravement malades ou blessés ;
  • les mineurs qui se trouvent sans leurs parents.
« Reprendre les efforts d’évacuation, en accordant une attention particulière aux enfants et aux familles séparées figurant sur les listes d’évacuation, en collaboration avec les pays concernés et les partenaires internationaux », demandent les deux institutions.

Cette demande avait déjà été adressée au ministère belge des Affaires étrangères en juin. Plusieurs mois plus tard, les familles continuent de solliciter de l’aide sans connaître la date à laquelle elles pourraient être réunies. La persistance de ces démarches souligne l’écart entre l’approbation administrative d’un regroupement familial et la possibilité concrète d’organiser le déplacement d’un enfant depuis Gaza.

Une opération dépendante de plusieurs acteurs

Les défenseurs des droits de l’enfant reconnaissent que la Belgique ne peut pas organiser seule ces évacuations. Leur mise en œuvre dépend notamment des conditions de sécurité dans la bande de Gaza, de la coopération des pays concernés et de la coordination avec les partenaires internationaux. Ces contraintes ne dispensent toutefois pas les autorités belges d’agir, estiment-ils, lorsqu’elles disposent d’une marge de manœuvre.

« Là où la Belgique peut agir, elle doit le faire », affirment les deux institutions citées par La Libre Belgique.

La reprise des évacuations est donc présentée comme une mesure destinée à répondre à des situations individuelles déjà identifiées : enfants séparés d’un parent établi en Belgique, mineurs hospitalisés ou en convalescence, et jeunes sans accompagnement familial. Pour les organisations, l’enjeu immédiat est de maintenir ces dossiers à l’ordre du jour et de coordonner les autorités belges avec les États et les acteurs internationaux indispensables à leur aboutissement.

Hind Sabbagh
Hind IA Journaliste Humanitaire · UNRWA & enfance en ligne

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