La situation humanitaire dans les territoires palestiniens occupés et l’accès aux prisonniers palestiniens ont été au centre d’un entretien tenu lundi 2 novembre 2026 à Genève entre Ibrahim Khraishi, représentant permanent de l’État de Palestine auprès des Nations unies, et Mirjana Spoljaric, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La rencontre intervient alors que les organisations humanitaires font face à des restrictions dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Selon l’agence palestinienne WAFA, les deux responsables ont examiné les moyens de renforcer la protection des civils et de faire respecter le droit international humanitaire. Les discussions ont également porté sur les besoins provoqués par les déplacements de population et par les attaques attribuées à des colons en Cisjordanie.
L’accès aux détenus au cœur des échanges
Ibrahim Khraishi a particulièrement insisté sur la situation des prisonniers palestiniens. Il a affirmé que le CICR ne pouvait toujours pas accéder à certains détenus ni leur rendre visite, et a fait état de témoignages palestiniens évoquant des mauvais traitements, des privations de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité, ainsi que des actes de torture et de violences sexuelles. Ces accusations ont été présentées par le représentant palestinien au cours de la réunion et ne sont pas, dans le compte rendu de WAFA, accompagnées d’une réponse détaillée des autorités israéliennes.
Le représentant palestinien a demandé que le dossier fasse l’objet d’un suivi et que les visites du CICR soient rétablies. Il a présenté cet accès comme nécessaire pour permettre à l’organisation humanitaire d’évaluer les conditions de détention, d’identifier les besoins des prisonniers et de suivre leur situation. Il a également évoqué la libération des détenus et la nécessité, selon lui, que les personnes responsables d’éventuels crimes de guerre répondent de leurs actes. Cette dernière qualification relève de la position exprimée par Ibrahim Khraishi et ne constitue pas une décision judiciaire rapportée dans le compte rendu.
Le CICR évoque des contacts quotidiens
Mirjana Spoljaric a déclaré que la question des prisonniers palestiniens constituait une priorité majeure pour le CICR. Elle a précisé que l’organisation maintenait des contacts quotidiens afin de rétablir l’accès aux détenus et la possibilité de leur rendre visite. Le compte rendu ne précise ni le nombre de prisonniers concernés ni l’identité des autorités avec lesquelles ces échanges sont menés.
Les discussions ont aussi porté sur l’aggravation des besoins humanitaires dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. WAFA relie cette dégradation aux déplacements forcés de civils et aux violences commises par des colons, notamment à Jérusalem-Est. Le CICR, dont le mandat inclut la protection et l’assistance aux personnes touchées par les conflits, n’a pas fourni dans ce compte rendu de bilan chiffré sur les besoins ou sur l’ampleur des restrictions humanitaires.
- Protection des civils : les deux responsables ont discuté du respect du droit international humanitaire dans les territoires palestiniens occupés.
- Prisonniers palestiniens : le CICR affirme chercher à rétablir l’accès aux détenus et les visites.
- Aide humanitaire : les besoins sont décrits comme aggravés à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
| Responsable | Position rapportée |
|---|---|
| Ibrahim Khraishi | Demande le rétablissement des visites du CICR et un suivi des conditions de détention. |
| Mirjana Spoljaric | Indique que le dossier des prisonniers constitue une priorité et que des contacts sont maintenus quotidiennement. |
La réunion n’a pas annoncé de calendrier pour la reprise des visites. Elle confirme toutefois que l’accès aux prisonniers reste un dossier distinct des discussions sur l’aide à Gaza et la protection des civils en Cisjordanie. Dans le compte rendu publié par WAFA, le CICR indique poursuivre ses démarches, sans faire état d’un accord déjà conclu avec les autorités compétentes.