La police londonienne a annoncé samedi l’interpellation d’au moins 48 personnes lors d’un rassemblement organisé devant l’ambassade des États-Unis en soutien à Palestine Action. Cette organisation britannique de solidarité avec la Palestine a été interdite par le gouvernement travailliste en juillet 2025 et classée comme organisation terroriste au Royaume-Uni après des dégradations commises par certains de ses militants, selon les éléments rapportés par l’Agence France-Presse.
La mobilisation intervient à quelques jours d’une audience devant la Cour suprême britannique. Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, conteste l’interdiction de l’organisation. La procédure doit être examinée mercredi et jeudi, après qu’une juridiction d’appel a confirmé la mesure en juin. Dans l’attente de cette audience, toute manifestation publique de soutien au groupe est susceptible de poursuites au Royaume-Uni.
La police métropolitaine de Londres a indiqué en milieu d’après-midi que ses agents procédaient toujours à des interpellations. Plusieurs centaines de personnes avaient rejoint le rassemblement, selon l’AFP. De nombreux participants brandissaient des pancartes dénonçant la situation à Gaza et affirmant leur soutien à Palestine Action. Une autre mobilisation s’est tenue à Édimbourg, en Écosse.
| Éléments de la procédure | Situation rapportée |
|---|---|
| Interpellations à Londres samedi | 48 annoncées par la police en milieu d’après-midi |
| Interdiction au Royaume-Uni | Décidée en juillet 2025 |
| Recours judiciaire | Audience devant la Cour suprême mercredi et jeudi |
| Arrestations depuis l’interdiction | Plus de 3 900, selon Defend Our Juries |
Selon l’association Defend Our Juries, qui organise les rassemblements de soutien, plus de 3 900 arrestations ont eu lieu depuis l’interdiction de Palestine Action, sans compter celles enregistrées samedi. Ce décompte associatif n’est pas présenté par l’AFP comme un bilan officiel consolidé des services de police. Il illustre toutefois l’ampleur de la contestation autour de l’application de la loi britannique depuis le classement du groupe.
« Il n’y a aucun fondement juridique à cette interdiction. Le fait de les qualifier de terroristes relève purement d’un acte politique. Cela dévalorise la notion même de terrorisme », a déclaré à l’AFP Steve Masters, ancien membre de la Royal Air Force.
Steve Masters, âgé de 56 ans selon l’AFP, a indiqué avoir déjà été arrêté à quatre reprises et a expliqué vouloir maintenir la pression sur le gouvernement et la justice. Ces propos expriment la position d’un participant au rassemblement et ne constituent pas une décision judiciaire sur la légalité de l’interdiction.
Le gouvernement britannique a justifié le classement de Palestine Action par les actes de vandalisme attribués à ses militants, notamment contre une base de la Royal Air Force et un site de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems à Bristol. Les États-Unis ont également inscrit le groupe sur leur propre liste d’organisations terroristes étrangères en août. L’audience de la Cour suprême doit désormais porter sur la contestation de l’interdiction britannique, dont l’application expose les soutiens déclarés à des poursuites.