Des rassemblements contre la guerre dans la bande de Gaza et la hausse du coût de la vie ont pris une ampleur notable en Italie ce week‑end, culminant par une incursion de manifestants au Colisée de Rome. Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux jeunes portant des drapeaux palestiniens, ont réussi à pénétrer brièvement dans l'enceinte du monument millénaire avant d'en être écartées par les forces de l'ordre.
Déroulé des événements
Les manifestations, qui ont touché Rome, Milan, Turin et d'autres villes, ont mêlé revendications sociales et protestation contre l'offensive israélienne à Gaza. Selon des agences de presse couvrant la journée, des scènes de tension ont opposé manifestants et policiers devant le Colisée et sur la place de la République, où la police a eu recours à des gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser certains groupes.
Le Colisée avait été qualifié de « zone rouge » par les autorités locales avant la manifestation, a rapporté l'agence Associated Press.
À Milan, des manifestants ont symboliquement déversé du fumier devant le régulateur de l'énergie et brûlé une reproduction d'une facture d'électricité géante. Des commerçants avaient barricadé leurs vitrines après des épisodes de pillage observés lors de précédentes mobilisations en France.
Réponse des autorités
Le gouvernement italien a mobilisé des moyens importants pour contenir les troubles : environ 500 soldats ont été dépêchés en renfort aux côtés de quelque 5 000 policiers déployés dans plusieurs villes, a précisé un responsable cité par les agences. Le ministre de la Défense a expliqué que ces soldats n'étaient pas équipés de spray au poivre ni de pistolets à impulsion électrique, mais disposaient de liens plastiques pour procéder à des interpellations si nécessaire.
Inscription dans un mouvement européen
Les heurts en Italie s'inscrivent dans une vague de manifestations sur le continent, inspirées par les mobilisations françaises et alimentées par l'inquiétude sur la vie quotidienne face à la montée des prix de l'énergie. Les cortèges combinent désormais des demandes sociales et des positions politiques à propos de la guerre dans la bande de Gaza, ce qui complexifie la gestion policière et politique de ces rassemblements.
- Sites touchés : Rome (Colisée, Piazza della Repubblica), Milan, Turin.
- Moyens déployés : 500 soldats et 5 000 policiers selon les autorités.
- Motivations : contestation de la guerre à Gaza et du coût de la vie.
| Ville | Faits marquants |
|---|---|
| Rome | Incursion au Colisée, dispersions par police |
| Milan | Action contre le régulateur de l'énergie, vitrines protégées |
| Turin | Manifestations et déploiement policier |
Ces manifestations montrent la porosité croissante entre protestations sociales et mobilisation en faveur des Palestiniens en Europe. Les autorités locales tentent d'équilibrer le droit de manifester et la protection des sites historiques et des commerces, dans un contexte de tensions régionales prolongées liées au conflit israélo‑palestinien.