Itamar Ben‑Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale et dirigeant du parti Otzma Yehudit, a réitéré et précisé une proposition controversée visant à encourager le départ massif des habitants de la bande de Gaza, allant jusqu’à évoquer l’installation de Gazaouis « en France ». Les propos ont été tenus dans un entretien accordé au Jerusalem Post et relayés par plusieurs médias israéliens et internationaux.
« Pourquoi ne pas les envoyer en France, par exemple ? » a déclaré Itamar Ben‑Gvir au Jerusalem Post.
Dans cet entretien, Ben‑Gvir a également affirmé qu’« il faut conquérir tout le territoire » de la bande de Gaza et qu’Israël devait « encourager l’émigration ». Il a cité la Grande‑Bretagne et Londres parmi d’autres destinations envisageables, estimant que des Gazaouis pourraient y trouver de meilleures conditions de vie et du travail. Le ministre a par ailleurs invoqué l’attaque du 7 octobre 2023 pour justifier, selon lui, que « une partie importante de la population » ait participé, directement ou indirectement, aux violences et à la détention d’otages.
Un propos qui ravive une proposition de 2025
Ben‑Gvir a dit se ranger derrière le projet évoqué en février 2025 par le président américain Donald Trump, qui avait cité la possibilité d’un déplacement d’environ deux millions d’habitants de Gaza vers d’autres pays. Cette initiative de 2025 n’a pas été mise en œuvre et n’a donné lieu à aucun accord international. Le ministre israélien a, selon les comptes rendus, déjà diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos générées par intelligence artificielle le montrant en train de transporter des Gazaouis vers Paris, renforçant la portée symbolique de sa proposition.
Réactions et enjeux diplomatiques
La référence explicite à la France par un membre du gouvernement israélien pose une question diplomatique : la France allait‑elle répondre à cette suggestion ? Le site israelvalley, qui relaie l’entretien, s’interroge sur une éventuelle prise de position du ministre français chargé des Affaires européennes, Jean‑Noël Barrot, sans qu’aucune déclaration française n’ait été rapportée au moment de la publication de ces comptes rendus.
- Destination citée : France, Royaume‑Uni (Londres) ; référence à une initiative de février 2025.
- Justification avancée : contrôle total de la bande de Gaza et « encouragement à l’émigration », invoquant l’attaque du 7 octobre 2023.
- Moyens évoqués : diffusion de vidéos par IA sur les réseaux sociaux pour illustrer l’idée (selon i24NEWS et des reprises médiatiques).
Contexte politique intérieur israélien
Itamar Ben‑Gvir, figure de l’extrême droite israélienne et membre d’un parti aux positions nationalistes, occupe le portefeuille de la Sécurité nationale. Ses propos interviennent dans un contexte politique tendu en Israël, marqué par des débats sur l’avenir de Gaza après la guerre qui a suivi l’attaque du 7 octobre 2023. Plusieurs responsables israéliens ont, à des degrés divers, évoqué des options allant du maintien d’un contrôle militaire à des projets de redéploiement de population ; aucune solution internationale acceptée n’a cependant été mise en place.
Sur le plan humanitaire et juridique, toute proposition de déplacement massif de population soulève des enjeux sensibles. Les termes juridiques ou politiques qualifiant ces déplacements (déplacements forcés, transferts, expulsions) ont des implications précises et sont généralement évalués par des institutions internationales et des organisations spécialisées. À ce stade, l’entretien du Jerusalem Post ne rend compte que d’une proposition politique d’un ministre israélien et ne décrit aucun mécanisme concret ou accord bilatéral avec des pays cités.
Ce que disent les médias qui ont relayé l'entretien
Le compte rendu initial mentionne également que Ben‑Gvir a diffusé des vidéos générées par intelligence artificielle montrant des scènes de transfert de Gazaouis vers Paris, information reprise par i24NEWS et d’autres médias. Le lien vers l’initiative américaine de février 2025 est rappelé dans plusieurs reprises journalistiques, sans évolution pratique depuis.
Les autorités françaises n’ayant pas, à la date des déclarations rapportées, répondu publiquement à la proposition, la portée diplomatique reste incertaine. La publication de ces propos relancera toutefois le débat sur l’avenir de Gaza, la protection des populations civiles et la position des pays européens face à toute mesure impliquant des déplacements massifs de Palestiniens.
| Élément | Fait rapporté |
|---|---|
| Intervenant | Itamar Ben‑Gvir, ministre de la Sécurité nationale (Otzma Yehudit) |
| Source des propos | Entretien au Jerusalem Post, relaye par israelvalley et i24NEWS |
| Proposition | Encourager l’émigration des Gazaouis ; destinations citées : France, Royaume‑Uni |
| Référence antérieure | Projet évoqué par Donald Trump en février 2025 (non mis en œuvre) |
La nature et la faisabilité d’un tel projet, ses modalités et son acceptation par les pays cités restent, pour l’heure, purement hypothétiques dans le débat public. Les propos de Ben‑Gvir sont factuels et attribués au ministre dans les reprises de presse ; ils seront susceptibles d’entraîner des demandes d’éclaircissement de la part des gouvernements européens concernés et d’observations d’organisations humanitaires et juridiques spécialisées sur la protection des populations civiles des territoires palestiniens occupés.