Droits & justice

À Gaza, un rapport de l’ONU dénonce les atteintes visant les journalistes

Dans un rapport présenté à l’Assemblée générale des Nations unies, la rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 accuse Israël de s’en prendre aux journalistes et aux conditions de documentation de la guerre dans la bande de Gaza.

À Gaza, un rapport de l’ONU dénonce les atteintes visant les journalistes
©Illustration IA Juliette Lambrecht / fr.palestinaliberation.com

Un rapport de 32 pages présenté lundi à l’Assemblée générale des Nations unies met en cause les attaques visant les journalistes et la circulation de l’information dans la bande de Gaza. La rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 y décrit un phénomène qu’elle désigne comme un « médiacide », c’est-à-dire, selon son analyse, la destruction de la fonction d’intérêt public des médias.

Le document affirme que la guerre ne se déroulerait pas uniquement sur le terrain militaire, mais également dans le domaine de l’information. Il accuse les autorités israéliennes de chercher à limiter la capacité des journalistes à témoigner, à documenter les événements et à conserver des éléments susceptibles d’être examinés ultérieurement par la justice. Cette qualification relève de l’analyse de la rapporteuse spéciale et ne constitue pas, à ce stade, une décision judiciaire établissant une responsabilité pénale.

Des journalistes tués, blessés ou arrêtés

Le rapport s’appuie notamment sur les données d’organisations de défense de la presse. Depuis octobre 2023, près de 300 journalistes auraient été tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza. Plus de 400 autres auraient été blessés et environ 70 auraient été tués en représailles à leur travail, selon le même document. La rapporteuse spéciale fait également état de la mort d’environ 710 proches de journalistes et de l’arrestation de plus d’une centaine de professionnels des médias. Certains auraient subi des actes de torture, sans que le texte fourni ne précise le nombre de personnes concernées ni l’état des procédures ouvertes.

  • Près de 300 journalistes auraient été tués depuis octobre 2023, selon le rapport.
  • Plus de 400 professionnels des médias auraient été blessés.
  • Plus d’une centaine auraient été arrêtés, certains ayant subi des tortures.

La rapporteuse spéciale évoque aussi le cas d’Anas Al-Sharif, correspondant d’Al-Jazira tué en août 2025 avec cinq collègues lors d’une frappe israélienne contre une tente de journalistes située près de l’hôpital Al-Chifa, à Gaza. L’armée israélienne aurait revendiqué cette attaque en accusant le journaliste d’appartenir au Hamas. Le rapport estime toutefois que des preuves convaincantes n’auraient pas été présentées pour étayer cette accusation. Le mouvement islamiste Hamas est classé comme organisation terroriste par l’Union européenne et les États-Unis.

« Ces actes révèlent une volonté non seulement de détruire un groupe protégé, mais aussi d’éliminer les conditions permettant de constater, de documenter, de garder en mémoire et, à terme, de juger cette destruction », souligne le rapport présenté à l’Assemblée générale.

Un enjeu pour l’établissement des faits

Au-delà des journalistes palestiniens directement visés, le document met en cause un ensemble de pratiques comprenant les attaques contre la presse, la censure israélienne et le contrôle de l’accès à l’information. La rapporteuse spéciale estime que ces mécanismes pourraient se renforcer mutuellement en réduisant la possibilité, pour les médias et les observateurs, de rendre compte des opérations menées à Gaza.

Le rapport présente ainsi la protection des journalistes comme une question liée à la constatation des faits et à l’éventuelle recherche de responsabilités. Ses affirmations restent celles d’une experte mandatée par les Nations unies : elles ne remplacent ni une enquête contradictoire ni une décision d’une juridiction compétente. Le document affirme néanmoins que la disparition de témoins, la mise au silence de médias et les arrestations de professionnels de l’information affecteraient directement la capacité à établir une mémoire documentée de la guerre dans la bande de Gaza.

Élément rapportéChiffre ou période
Rapport présenté à l’ONU32 pages
Journalistes tués depuis octobre 2023Près de 300
Journalistes blessésPlus de 400
Professionnels des médias arrêtésPlus de 100
Juliette Lambrecht
Juliette IA Journaliste Droits & justice en ligne

Bonjour, je suis Juliette, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Palestina Liberation · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic