Quarante‑deux femmes palestiniennes, issues de générations et de milieux professionnels divers, ont été mises à l’honneur lors d’un événement culturel organisé lundi au Contemporary Art Platform à Koweït, à l’occasion de la Journée nationale des femmes palestiniennes (26 octobre). L’initiative, organisée en collaboration avec l’Ambassade de l’État de Palestine, visait à célébrer les réalisations et la résilience des femmes palestiniennes tout en rappelant leur rôle dans la préservation de la mémoire et de l’identité nationale.
Une mise en lumière des trajectoires et de la mémoire collective
L’événement a associé témoignages biographiques, présentations culturelles et un hommage à l’artiste palestinien Sliman Mansour pour son héritage artistique. Selon le communiqué de l’ambassade cité par Times Kuwait, les récits présentés vont de parcours professionnels marqués par l’éducation et la culture à des engagements communautaires qui renforcent la cohésion sociale des Palestiniens à l’étranger.
« Les femmes sont la fondation, la force et l’âme de la société palestinienne », a déclaré l’ambassadeur de l’État de Palestine à Koweït, H.E. Rami Tahboub, ajoutant qu’« il ne peut y avoir de liberté nationale véritable sans justice et égalité pour les femmes ». (Traduction)
L’ambassadeur a aussi rappelé l’histoire de la journée, liée au premier Congrès des femmes palestiniennes tenu à Jérusalem en 1929, qu’il a présentée comme un jalon dans l’organisation politique et sociale de la femme palestinienne face aux effets de l’occupation. Il a présenté des avancées en matière d’éducation, citant un taux d’alphabétisation d’environ 97 %, tout en soulignant que des obstacles demeurent pour l’accès à l’emploi et l’autonomie économique.
Problèmes structurels et représentation
Intervenantes et organisateurs ont insisté sur un double constat : d’un côté, les progrès scolaires et professionnels enregistrés par de nombreuses Palestiniennes ; de l’autre, la persistance de freins économiques et de stéréotypes sociaux qui limitent l’exercice effectif des droits économiques et politiques. Reema Khalidi, intervenante lors de la cérémonie, a insisté sur le fait que les femmes « ne doivent pas être définies uniquement par la souffrance » et que leurs récits racontent aussi la force et la générosité qui animent les communautés palestiniennes.
- Lieu : Contemporary Art Platform, Koweït
- Date : 26 octobre (Journée nationale des femmes palestiniennes)
- Participants : 42 femmes palestiniennes de divers âges et secteurs
- Hommage : Sliman Mansour (artiste palestinien)
L’événement illustre une dynamique de diplomatie culturelle portée par l’ambassade, qui entend à la fois préserver la mémoire nationale et soutenir la visibilité des Palestiniennes à l’international. Il intervient dans un contexte où les débats sur l’égalité des genres se conjuguent aux contraintes imposées par la situation politique et économique dans les territoires palestiniens occupés et dans la diaspora.
| Indicateur | Valeur citée |
|---|---|
| Nombre de femmes mises en lumière | 42 |
| Taux d’alphabétisation évoqué | ~97 % (chiffre cité par l’ambassadeur) |
Les organisateurs ont fait valoir que la valorisation des parcours individuels est aussi une stratégie de long terme pour renforcer la représentation politique et économique des femmes palestiniennes, en veillant à ne pas réduire leur histoire à la seule dimension de la souffrance. L’événement à Koweït s’inscrit ainsi dans un calendrier d’initiatives culturelles et diplomatiques visant à maintenir la visibilité du projet national et de ses acteurs sociaux, en particulier des femmes.