Le London Palestine Film Festival consacrera sa prochaine édition aux récits de Gaza, de Cisjordanie et de la diaspora palestinienne. Organisé du 13 au 27 novembre 2026 dans plusieurs salles de Londres, l’événement réunira des documentaires, des œuvres de fiction, des films d’archives et des rencontres avec des réalisateurs. La programmation entend replacer les expériences individuelles, la mémoire familiale et l’identité culturelle au centre d’histoires souvent réduites aux seuls développements militaires et diplomatiques.
Des récits de Gaza au cinéma Barbican
L’ouverture aura lieu le 13 novembre au Barbican, avec la première britannique de Who Is Still Alive, un documentaire réalisé par Nicolas Wadimoff. Le film donne la parole à neuf personnes originaires de Gaza, qui évoquent des proches disparus ainsi que les existences qu’elles menaient avant et pendant les destructions. Pour représenter les lieux dont elles parlent, les participantes et participants dessinent à la craie les contours de leurs quartiers, faisant apparaître des espaces conservés dans la mémoire alors que leur environnement a été transformé.
La projection sera suivie d’un échange avec Nicolas Wadimoff et Jawdat Khoudary, présenté comme l’un des participants au film et le fondateur du musée d’archéologie Al Mat’haf, à Gaza. Une deuxième séance est prévue le lendemain après-midi. Le dispositif associe ainsi la diffusion du film à une discussion sur la manière dont les habitants de Gaza racontent leurs lieux de vie, leurs pertes et leurs souvenirs.
- 13 novembre : ouverture au Barbican avec Who Is Still Alive ;
- 13–27 novembre : projections et rencontres dans plusieurs lieux londoniens ;
- 27 novembre : clôture au Curzon Mayfair avec Conversation with the Sea.
Jérusalem, le temps et la disparition
Le festival s’achèvera le 27 novembre au Curzon Mayfair avec Conversation with the Sea, de Muayad Alayan. Présenté après sa première nord-américaine au Festival international du film de Toronto, le long métrage suit un père à Jérusalem qui cherche à comprendre ce qui est arrivé à son fils, présumé noyé vingt ans auparavant. Le film aborde la perte, l’incertitude et la durée du deuil à travers une histoire familiale inscrite dans la ville.
La programmation prévoit également un hommage au réalisateur palestinien Mohammad Bakri. Des séances auront lieu au Rio Cinema et aux Riverside Studios, avec la participation de son fils, l’acteur Saleh Bakri, pour des échanges avec le public après les projections. Selon Asian Standard, ces rencontres doivent accompagner une sélection qui relie création cinématographique, témoignage et transmission entre générations.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Durée | 15 jours, du 13 au 27 novembre 2026 |
| Territoires abordés | Gaza, Cisjordanie, Jérusalem et diaspora palestinienne |
| Formats | Documentaires, fiction, archives et discussions |
À travers ces œuvres, le festival présente des trajectoires personnelles et des lieux marqués par la guerre, l’exil ou l’absence. Les films annoncés ne se limitent pas à la description des événements : ils s’intéressent aussi aux souvenirs, aux liens familiaux et aux formes de représentation par lesquelles les Palestiniens racontent leur histoire. Les échanges organisés autour des séances doivent prolonger cette démarche en donnant une place aux cinéastes et aux personnes directement liées aux récits projetés.