Cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées mercredi 29 octobre 2026 dans la bande de Gaza, d’après la défense civile palestinienne et un hôpital local cités par l’Agence France-Presse (AFP). Les victimes ont été signalées dans le sud du territoire, notamment à Rafah et à Khan Younès. L’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé des membres armés dans la zone, sans fournir dans l’immédiat d’autres précisions.
À Rafah, dans le sud de l’enclave, une attaque menée par un drone a fait trois morts et plusieurs blessés, selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de Gaza. Cette organisation de secours fonctionne sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas, qui est classé comme organisation terroriste par l’Union européenne et les États-Unis. L’hôpital local a indiqué avoir reçu trois dépouilles ainsi que 15 blessés. La défense civile a précisé que l’un de ces blessés était ensuite décédé.
« Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, certaines grièvement », a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de Gaza, cité par l’AFP.
Une autre personne a été tuée lors d’une frappe à Khan Younès, également dans le sud de la bande de Gaza, selon la défense civile. Le bilan communiqué par les services palestiniens porte ainsi à cinq le nombre de morts enregistrés dans ces attaques. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir le nombre total de blessés ni l’identité des personnes touchées.
La version de l’armée israélienne
Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a affirmé avoir « frappé des terroristes dans la zone », sans identifier les personnes visées ni préciser les circonstances de l’opération. Elle a ajouté qu’elle transmettrait ultérieurement des informations complémentaires. Le bilan palestinien et la déclaration israélienne n’ont pas été accompagnés, dans les éléments rapportés, d’une vérification indépendante sur place.
Ces frappes sont intervenues au lendemain d’un scrutin israélien présenté par l’AFP comme disputé, dont les résultats n’avaient pas dégagé de vainqueur clair. Le scrutin n’a pas interrompu les opérations militaires signalées dans la bande de Gaza. La dépêche ne précise pas le cadre exact du cessez-le-feu mentionné dans son bilan ni les conditions dans lesquelles les frappes se poursuivent depuis son entrée en vigueur.
Un bilan qui continue d’augmenter depuis le cessez-le-feu
Selon le ministère de la Santé de Gaza, administré par le Hamas, plus de 1 500 personnes ont été tuées dans le territoire depuis le début du cessez-le-feu l’année précédente. L’AFP rappelle que les Nations unies considèrent généralement les chiffres communiqués par ce ministère comme fiables, tout en les attribuant aux autorités sanitaires de Gaza. Ce bilan inclut les morts enregistrés depuis la mise en place de la trêve, sans que la dépêche ne distingue les civils des combattants.
| Lieu | Bilan rapporté | Attribution |
|---|---|---|
| Rafah | 3 morts et 15 blessés reçus à l’hôpital, dont un décès ultérieur | Défense civile de Gaza et hôpital local |
| Khan Younès | 1 mort | Défense civile de Gaza |
| Bande de Gaza depuis le cessez-le-feu | Plus de 1 500 morts | Ministère de la Santé de Gaza |
La guerre a commencé après l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, au cours de laquelle 1 221 personnes ont été tuées, selon un décompte de l’AFP fondé sur des chiffres officiels israéliens. Israël a ensuite lancé une vaste campagne militaire dans la bande de Gaza. Le ministère de la Santé de Gaza affirme que cette offensive a fait plus de 74 500 morts dans le territoire, un chiffre qui, comme les autres bilans palestiniens, est rapporté par l’AFP avec son attribution institutionnelle.
- Rafah : trois morts ont été signalés après une attaque de drone.
- Khan Younès : une personne a été tuée dans une autre frappe.
- Réponse israélienne : l’armée affirme avoir visé des membres armés et promet des informations supplémentaires.