À l’approche des élections législatives israéliennes, le mouvement islamiste Hamas cherche à obtenir une reprise des discussions sur l’avenir de la bande de Gaza. Deux de ses sources ont indiqué au quotidien Asharq Al-Awsat que sa direction avait transmis un message aux médiateurs ainsi qu’au Conseil de paix, l’instance associée au plan du président américain Donald Trump pour Gaza. Le mouvement y exprimerait l’espoir que ce dispositif et une feuille de route élaborée au Caire puissent être remis en œuvre après le scrutin.
Les demandes mentionnées concernent principalement la reconstruction de l’enclave et le transfert de l’autorité à un comité administratif palestinien. Selon les mêmes sources, cette démarche s’inscrit dans des échanges réguliers portant sur les violations présumées du cessez-le-feu. L’accord, annoncé en octobre 2025, n’a pas mis fin aux tensions : les sources citées par le journal affirment qu’Israël conserve des positions dans la bande de Gaza et que des frappes se poursuivent.
La direction du Hamas a exprimé l’espoir que le plan de Donald Trump et la feuille de route convenue au Caire avanceraient après les élections.
Le Hamas affirme également avoir réitéré son adhésion aux arrangements négociés, notamment à la feuille de route présentée par Nickolay Mladenov, décrit comme le haut représentant du Conseil de paix pour Gaza. Cette proposition aurait été approuvée après plusieurs modifications. Les sources ne précisent toutefois pas, dans les éléments rapportés, le calendrier envisagé pour la reconstruction ni les modalités concrètes du passage de l’administration à un comité palestinien.
Des accusations réciproques sur le cessez-le-feu
Les interlocuteurs du quotidien accusent le gouvernement de Benjamin Netanyahou de ne pas respecter ses engagements et de poursuivre les opérations militaires dans l’enclave. Ils évoquent des assassinats ciblés, des frappes aériennes et des destructions, ainsi que des violations quotidiennes du cessez-le-feu. D’après les chiffres avancés par ces sources, plus de 1 600 Palestiniens auraient été tués depuis l’annonce de l’accord en octobre 2025. Ce bilan est attribué au Hamas et n’est pas accompagné, dans les éléments disponibles, d’une réponse détaillée des autorités israéliennes.
Le Hamas a par ailleurs rejeté des informations diffusées par des médias israéliens selon lesquelles certains de ses responsables auraient menacé de reproduire l’attaque du 7 octobre 2023. Les sources citées par Asharq Al-Awsat démentent avoir transmis une telle menace par l’intermédiaire d’un responsable de l’ONU ou d’un autre acteur chargé de suivre la situation à Gaza. Le mouvement affirme que les récentes visites de responsables onusiens dans l’enclave étaient exclusivement humanitaires, destinées à évaluer les conditions de vie et les besoins de la population.
Une mise en œuvre toujours incertaine
Ces déclarations interviennent alors que le scrutin israélien est présenté par le Hamas comme un possible moment de réouverture diplomatique. Elles ne garantissent cependant ni la reprise des négociations ni l’application immédiate du plan américain. Les éléments rapportés indiquent seulement que le mouvement entend maintenir ses contacts avec les médiateurs et le Conseil de paix, tout en contestant les accusations israéliennes et en dénonçant la poursuite des opérations à Gaza.
- Objectifs avancés : reconstruction de Gaza et transfert de l’administration à un comité palestinien ;
- Interlocuteurs sollicités : médiateurs et Conseil de paix ;
- Point de blocage : désaccords persistants sur le respect du cessez-le-feu et la présence militaire israélienne dans l’enclave.