Un scrutin décisif mais sans rupture sur la question palestinienne
À quelques jours du vote du 27 octobre 2026, le débat électoral en Israël s’articule autour de la sécurité, de la gestion de la guerre déclenchée après l’attaque du 7 octobre 2023 et des institutions nationales. Sur la question palestinienne, les positions affichées par les deux principaux candidats — Benjamin Netanyahou et Gadi Eisenkot — convergent sur un point majeur : aucun ne propose, dans le contexte actuel, la création d’un État palestinien.
Le constat, tel que présenté par parlons‑politique.fr, invite à mesurer la portée réelle d’une alternance. Le remplacement d’un Premier ministre par un autre ne garantit pas un changement de cap automatique sur la politique vis‑à‑vis des territoires palestiniens : les marges de manœuvre seront largement déterminées par la composition de la coalition qui émergera après le scrutin.
Les coalitions : l’enjeu décisif pour la politique
En Israël, la formation du gouvernement dépend des négociations post‑électorales. Le système de listes à la proportionnelle et le seuil d’entrée fixent un cadre où des formations petites mais déterminantes peuvent peser lourd sur la politique gouvernementale. L’article souligne que l’opposition, bien que unie contre Netanyahou, reste politiquement fragmentée et ne présente pas de plateforme commune susceptible de repenser substantiellement la politique vis‑à‑vis des Palestiniens.
- Positions convergentes : Netanyahou et Eisenkot rejettent la création d’un État palestinien dans le contexte actuel.
- Rôle des petits partis : les alliances parlementaires décideront du poids des partis arabes et de l’influence des formations de droite.
- Agenda électoral : la sécurité et la responsabilité des dirigeants dans l’échec sécuritaire du 7 octobre 2023 dominent la campagne.
Conséquences pour les Palestiniens
La persistance d’un accord politique sur le refus d’un État palestinien parmi les leaders majeurs suggère que, quelle que soit l’issue du vote, les contours de la politique d’Israël envers la Cisjordanie, Jérusalem‑Est et Gaza dépendront surtout du rapport de forces parlementaire et des concessions exigées par des partenaires de coalition. Autrement dit, des décisions concrètes — sur les colonies, les opérations en Cisjordanie, le statut de l’Autorité palestinienne, ou la liberté de mouvement des Palestiniens — relèveront davantage des compromis de gouvernement que du seul remplacement à la tête de l’exécutif.
| Date du scrutin | 27 octobre 2026 |
|---|---|
| Principaux candidats | Benjamin Netanyahou et Gadi Eisenkot |
L’article note enfin que les débats sur des sujets institutionnels — l’indépendance de la justice, les exemptions militaires, la place des partis religieux — occupent une large place dans le vote et pourraient, indirectement, influer sur la politique conduite au sujet des Palestiniens. Reste que, aux yeux des observateurs cités, l’absence d’un consensus pro‑États palestinien parmi les forces majeures réduit les perspectives d’un changement rapide et substantiel pour la cause palestinienne.