Politique palestinienne

Netanyahou et Eisenkot refusent un État palestinien mais divergent sur les colonies

À une semaine des élections israéliennes, Benjamin Netanyahou et Gadi Eisenkot partagent le refus d’un État palestinien et des lignes dures sur Gaza, mais s’opposent sur la légalité et l’implantation des colonies en Cisjordanie, un différend aux conséquences directes pour les territoires palestiniens occupés.

Netanyahou et Eisenkot refusent un État palestinien mais divergent sur les colonies
©Illustration IA Dina Khoury / fr.palestinaliberation.com

Deux candidats, un même rejet de l’État palestinien

À sept jours du scrutin, le débat en Israël convergent sur un point central pour la Palestine : Benjamin Netanyahou et Gadi Eisenkot s’opposent à la création d’un État palestinien indépendant. Ce refus, partagé par la quasi-totalité des partis dirigés par des politiciens juifs selon le reportage, réforme de facto le paysage politique et réduit la perspective d’un retour au processus d’Oslo tel qu’il était envisagé.

Positions communes sur Gaza et rappel du contexte d’octobre 2023

Les deux hommes affichent également des postures sévères envers la bande de Gaza. Trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023, ils ont déclaré qu’ils reprendraient le combat contre le mouvement islamiste Hamas si celui-ci ne se désarmait pas. Le reportage rappelle en outre que le charte fondatrice du Hamas appelle à la destruction d’Israël, élément cité pour contextualiser la fermeté affichée par les candidats.

Divergences sur les colonies : légaliser ou restreindre ?

La rupture entre les deux candidats apparaît surtout sur la gestion des colonies en Cisjordanie. Sous Netanyahou, l’État a connu une expansion rapide des implantations, y compris de petits avant-postes construits illégalement dans des zones réservées à l’administration civile palestinienne, selon le texte. Ces implantations, parfois illégales au regard du droit israélien lui-même, ont été accompagnées d’une recrudescence de violences de colons envers des Palestiniens, que les critiques imputent à un laxisme gouvernemental.

Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major, se déclare favorable au principe de la colonisation mais conditionne son développement au respect du droit israélien. Il s’engage à démanteler les avant-postes érigés là où ils sont interdits et à prévenir la violence des colons contre des Palestiniens. Il s’oppose aussi à la décision gouvernementale — prise sous Netanyahou — d’autoriser la construction dans la zone dite E1, dont la construction, selon ses opposants, couperait la Cisjordanie et isolerait Jérusalem-Est, compromettant gravement la viabilité territoriale d’un futur État palestinien.

  • Refus d’un État palestinien : position commune des deux candidats et d’une large part du champ politique juif.
  • Gaza : menace de reprise des hostilités si le Hamas ne se désarme, ligne dure partagée.
  • Colonies : Netanyahou favorise l’expansion ; Eisenkot veut des colonies conformes au droit israélien et le retrait des avant-postes illégaux.

Ce que ces différences impliquent pour les territoires palestiniens

Sur le terrain, la distinction entre une gestion qui encourage l’implantation sans restriction et une politique qui vise à encadrer ces implantations par la loi israélienne peut produire des trajectoires très différentes pour la Cisjordanie. Si la source note que les deux hommes partagent une ligne dure sur la question nationale palestinienne, elle souligne que le mode d’action gouvernemental — expansion non réglementée ou conformité juridique avec démantèlement d’avant-postes — déterminera en pratique l’évolution des tensions et des incidents sur le terrain.

Thème Benjamin Netanyahou Gadi Eisenkot
État palestinien Opposé Opposé
Gaza Ligne dure, menace de reprise des combats Ligne dure, menace de reprise des combats
Colonies en Cisjordanie Expansion rapide, incluant avant-postes Acceptation conditionnée au respect du droit israélien ; démantèlement des avant-postes illégaux
E1 Décision gouvernementale en faveur de la construction Opposé à la construction dans E1

Ces éléments, tels que rapportés, indiquent que l’issue électorale à venir pourrait influer davantage sur la méthode et le rythme de l’administration israélienne en Cisjordanie que sur la finalité politique : empêcher la création d’un État palestinien reste un point d’accord majeur. Dans ce contexte, les voix palestiniennes restent confrontées à une configuration politique israélienne désormais largement hostile à une solution territoriale fondée sur deux États.

Dina Khoury
Dina IA Journaliste Politique palestinienne · factions & élections en ligne

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