L’actrice et mannequin israélienne Sarai Givaty a engagé une procédure en diffamation contre Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, devant le tribunal de première instance de Jérusalem, a rapporté la presse israélienne le 22 octobre 2026. La plaignante réclamerait 500 000 shekels de dommages et intérêts, selon ces sources.
Les faits allégués
La plainte porte sur une publication d’Albanese sur les réseaux sociaux, dans laquelle la rapporteuse aurait partagé un court extrait d’une interview donnée en septembre 2025 par Givaty en hébreu à la chaîne i24NEWS, en l’accompagnant d’une comparaison avec des arguments employés par des responsables nazis lors des procès de Nuremberg. Selon la presse israélienne, la publication aurait dépassé deux millions de vues.
« ‘Les enfants vont grandir.’ C’était également l’argument avancé par les responsables nazis, lors des procès de Nuremberg, pour justifier pourquoi ils avaient tué des enfants pendant la Shoah. » — publication attribuée à Francesca Albanese, traduite du message initial.
Dans l’entretien complet, Givaty évoquait les conséquences du massacre du 7 octobre 2023, la radicalisation et « les dangers de l’endoctrinement des mineurs ». La plainte affirme que l’actrice n’avait jamais appelé à la violence ni demandé la mort d’enfants et que la diffusion d’un extrait tronqué aurait profondément altéré le sens de ses propos.
Ce que disent les parties et l’état de la procédure
- La plaignante affirme avoir subi des menaces de mort et un préjudice personnel et professionnel à la suite de la publication, selon i24NEWS.
- Les éléments disponibles indiquent que la comparaison litigieuse sera examinée par le tribunal dans son contexte ; il conviendra d’analyser l’intégralité des déclarations initiales de Givaty.
- À ce stade, les allégations de diffamation émises par Givaty correspondent aux demandes d’une partie à la procédure et n’équivalent pas à une décision de justice.
La rapporteuse spéciale, en tant que mandatée des Nations unies pour documenter la situation dans les territoires palestiniens occupés, est une figure régulièrement au centre de débats internationaux. Le contenu des réseaux sociaux qu’elle partage a déjà suscité des réactions politiques et judiciaires dans d’autres affaires, mais la source consultée ne rapporte pas de réponse publique d’Albanese à la plainte au moment de la publication.
Contexte et enjeux
Cette procédure met en lumière plusieurs questionnements juridiques et politiques : la portée de la liberté d’expression pour les titulaires de mandats onusiens, la ligne entre critique politique et diffamation, et l’impact des publications virales sur la sécurité et la réputation des personnes visées. Le cas s’inscrit aussi dans un paysage médiatique très polarisé depuis l’attaque du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi, où toute comparaison historique avec la Shoah suscite des réactions vives.
| Élément | Donnée rapportée |
|---|---|
| Demande formulée | 500 000 shekels |
| Tribunal | Tribunal de première instance de Jérusalem |
| Plaignante | Sarai Givaty, actrice et mannequin |
| Défenderesse | Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens |
La suite de la procédure dépendra des pièces et des arguments produits devant le tribunal, notamment de l’examen du contexte intégral de l’entretien et de la publication incriminée. Aucune décision judiciaire n’ayant été signalée dans les dépêches consultées, la présomption d’innocence et le principe selon lequel une plainte n’est pas une condamnation s’appliquent à l’instance en cours.