Les autorités israéliennes ont procédé à une série d'arrestations en Cisjordanie occupée qui aurait visé « près de 70 » Palestiniens en moins de 48 heures, a déclaré samedi la Société des prisonniers palestiniens, selon le compte rendu publié par New Arab.
Étendue et profil des arrestations
Le bilan communiqué par l'organisation fait état d'opérations menées dans de nombreuses localités, dont Ramallah, Qalqilya, Jénine, Naplouse, Jéricho, Salfit, Tubas, Bethléem, Tulkarem et Jérusalem-Est. Selon ces données, des personnes récemment libérées de prisons israéliennes figureraient parmi les personnes appréhendées, y compris des individus remis en liberté dans le cadre d'accords d'échange antérieurs.
- Nombre d'arrestations : environ 70 en moins de 48 heures (Société des prisonniers palestiniens).
- Villes concernées : Ramallah, Qalqilya, Jénine, Naplouse, Jéricho, Salfit, Tubas, Bethléem, Tulkarem, Jérusalem-Est et autres.
- Profil : parmi les détenus, plusieurs anciens prisonniers récemment libérés, selon l'ONG.
Allégations de mauvais traitements et perquisitions
La Société des prisonniers palestiniens a indiqué que nombre de personnes arrêtées avaient raconté avoir été aveuglées, menottées et victimes de menaces lors de leur interpellation. Des témoignages rapportent aussi des perquisitions de domiciles accompagnées de dégâts matériels. L'agence de presse officielle palestinienne Wafa a, pour sa part, identifié au moins un cas — celui de Nael Barghouti — dont la maison à Kobar aurait été partiellement détruite et gravement vandalisée lors d'un raid, d'après New Arab.
Des associations de défense des droits estiment que ces arrestations s'inscrivent dans une logique de pression et de dissuasion visant des personnes liées à d'anciennes détentions. Des droits‑parleurs ont également évoqué la distribution de tracts menaçants dans plusieurs localités.
Cadre politique et réactions
New Arab souligne que la campagne de détentions intervient dans un contexte de tensions accrues en Cisjordanie depuis le déclenchement de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, période durant laquelle les arrestations attribuées à des soldats ou à des colons ont nettement augmenté, selon des observateurs et organisations internationales. Les informations publiées par la Société des prisonniers palestiniens n'ont pas, au moment de la publication, été commentées par les autorités israéliennes, d'après le reportage.
Les organisations de défense des droits et les autorités palestiniennes considèrent ces pratiques comme une politisation sécuritaire ayant des conséquences juridiques et humanitaires pour les personnes et familles concernées. Les personnes arrêtées peuvent être gardées en détention pour interrogatoire ; la suite des procédures judiciaires dépendra des décisions des autorités compétentes israéliennes et des éléments d'enquête qui seront présentés, les présomptions d'innocence s'appliquant à chacun.
Ce cycle d'arrestations survient parallèlement à d'autres développements en Cisjordanie — perquisitions, démolitions et évacuations signalées récemment — qui, selon plusieurs ONG, contribuent à une détérioration de la situation sécuritaire et civile sur le terrain.
| Élément | Source |
|---|---|
| Nombre d'arrestations | Société des prisonniers palestiniens / New Arab |
| Localités concernées | Rapport New Arab (liste citée ci‑dessus) |
| Allégations de mauvais traitements | Société des prisonniers palestiniens |
Les autorités palestiniennes et les ONG locales continueront vraisemblablement de documenter les arrestations, tandis que le cadre juridique et judiciaire des interpellations relèvera des procédures israéliennes en Cisjordanie occupée. Toute mise en examen ou procédure future devrait être confirmée par des annonces officielles pour être reprise comme fait établi.