Polarisation politique et territoires palestiniens occupés
À moins d’une semaine du scrutin israélien fixé au 27 octobre, le paysage politique au sein des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée montre une nette progression des partis d’extrême droite. Le reportage de RFI rendu public le 23 octobre décrit des scènes de campagne et des déclarations d’habitants de colonies qui expliquent leur choix en faveur des formations national‑religieuses et des personnalités politiques mises en avant par la coalition sortante.
Dans la colonie de Karnei Shomron, des habitants interrogés défendent le bilan du gouvernement sortant et mettent en avant la ligne sécuritaire du pouvoir. Le reportage cite Yael, qui se dit proche du parti Sionisme religieux dirigé par Bezalel Smotrich. À Itamar, autre implantation en territoire palestinien occupé, Moshe Goldsmith exprime lui aussi son adhésion aux positions des responsables de l’extrême droite, estimant que la fermeté envers le « terrorisme » justifie la continuité des mêmes équipes au gouvernement.
« La conviction forte qu’on ne doit pas céder au terrorisme mais que l’on doit le combattre, ça me semble être la ligne du gouvernement depuis quatre ans », a déclaré Moshe Goldsmith à RFI.
Figures et enjeux
Les ministres cités dans le reportage, Bezalel Smotrich et Itamar Ben‑Gvir, sont présentés comme des figures emblématiques de cette aile politique. RFI rappelle que leurs propos et leurs actions ont suscité des condamnations internationales et que ces deux responsables sont interdits d’entrée dans plusieurs pays, dont la France. Leur montée reflète une recomposition interne à la droite israélienne et un ancrage fort dans les colonies de Cisjordanie occupée.
- Soutien local : les colons consultés dans la reportage se disent séduits par une ligne sécuritaire et identitaire.
- Représentation politique : les partis d’extrême droite sont largement représentés dans les colonies et mobilisent en vue du vote.
- Répercussions territoriales : la progression électorale de ces formations alimente les projets d’extension des implantations et des mesures affectant la vie quotidienne des Palestiniens.
Contexte électoral et conséquences pour les territoires palestiniens occupés
Le scrutin intervient dans un contexte régional marqué par la guerre à Gaza déclenchée après l’attaque du 7 octobre 2023 et par des tensions récurrentes en Cisjordanie. Le reportage de RFI souligne que, pour les colons interrogés, ces questions sécuritaires légitiment le choix de partis fortement engagés en faveur de l’expansion des colonies et d’une politique plus dure vis‑à‑vis des Palestiniens.
| Date | Événement |
|---|---|
| 27 octobre 2026 | Élections législatives israéliennes |
| 23 octobre 2026 | Reportage RFI sur le soutien à l'extrême droite dans les colonies |
Le poids électoral des colonies et l’importance des partis d’extrême droite dans ces localités constituent un facteur à prendre en compte pour l’évolution des politiques affectant les territoires palestiniens occupés. Les positions des ministres et des partis mentionnés, déjà signalées pour leur caractère provocateur sur la scène internationale, restent un élément central du débat sur l’avenir du conflit et sur les conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie occupée.
Les informations reprises ici proviennent du reportage de RFI publié le 23 octobre 2026, qui rapporte des témoignages d’habitants de colonies et les positions de responsables politiques israéliens citées dans le reportage.