À moins d'une semaine des élections législatives israéliennes, Itamar Ben‑Gvir, ministre de la Police et dirigeant du parti Otzma Yehudit (Force juive), affiche une progression significative dans les sondages et attire des soutiens nouveaux, y compris dans des quartiers urbains traditionnellement hostiles à l'extrême droite, selon un reportage de Reuters publié le 22 octobre 2026.
Une percée au‑delà des bastions d'extrême droite
Ben‑Gvir, longtemps perçu comme une figure marginale et provocatrice de la vie politique israélienne, a consolidé sa place au gouvernement en occupant le portefeuille de la Police pendant plus de quatre ans. Son discours sécuritaire et ses propositions législatives ont trouvé un écho auprès d'une partie de l'électorat jeune et urbain, d'après des entretiens rapportés par Reuters.
« Je pensais qu'il était un peu fou, mais quand j'ai vraiment regardé ce qu'il disait, tout avait du sens », a déclaré Gavriel Marmon, étudiant de 18 ans et primo‑votant, cité par Reuters.
La progression d'Otzma Yehudit intervient alors que des décisions prises par Ben‑Gvir à la tête du ministère de la Police ont alimenté les débats. Le reportage rappelle notamment une loi parrainée par le ministre, adoptée en mars, qui prévoit la pendaison comme peine par défaut pour des Palestiniens reconnus coupables d'attaques contre des Israéliens. Ben‑Gvir a célébré l'adoption de cette mesure par un gâteau en forme de noeud coulant, selon Reuters. Des observateurs judiciaires estiment cependant que le texte risque d'être invalidé par les tribunaux israéliens, notamment en raison d'une disparité de traitement prévue entre Juifs et non‑Juifs.
Des mesures symboliques et concrètes
Au‑delà de la peine prévue par la loi, la popularité croissante du ministre s'appuie aussi sur des propositions pratiques qui trouvent un écho populaire, comme l'extension des permis de port d'armes aux civils. Des partisans cités par Reuters présentent ces mesures comme des moyens de restaurer la sécurité après l'attaque du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza.
- Renforcement sécuritaire : discours privilégiant l'usage de la force et l'armement des civils.
- Mesures législatives controversées : loi instaurant la pendaison par défaut pour certains crimes commis par des Palestiniens.
- Expansion électorale : gain de voix au‑delà du noyau traditionnel, y compris parmi de jeunes électeurs urbains.
Le déroulement de la campagne et la montée de Ben‑Gvir sont suivis de près car ils pourraient influencer la politique à l'égard des territoires palestiniens occupés, notamment en matière de maintien de l'ordre, de colonisation et de répression des contestations. Le reportage souligne que cette évolution se produit dans un climat toujours marqué par les conséquences de l'attaque du 7 octobre 2023 et par la guerre à Gaza.
| Élément | Situation rapportée |
|---|---|
| Position de Ben‑Gvir | Ministre de la Police, dirigeant d'Otzma Yehudit |
| Mesure phare | Loi adoptée en mars prévoyant la pendaison par défaut pour certains Palestiniens reconnus coupables |
| Base électorale en expansion | Jeunes électeurs urbains et colons de Cisjordanie occupée |
La progression d'Itamar Ben‑Gvir pose des questions pratiques sur l'évolution de la politique sécuritaire israélienne et ses répercussions sur les Palestiniens, en particulier dans la Cisjordanie occupée, où les décisions des autorités israéliennes en matière de maintien de l'ordre et de colonisation ont des effets immédiats sur la vie quotidienne et les droits des populations palestiniennes.
Le contexte électoral reste mouvant, et les sondages à la veille du scrutin montreront dans quelle mesure la trajectoire de Ben‑Gvir influencera la composition du prochain gouvernement et ses choix politiques.