Une pénurie persistante malgré l’accord humanitaire de 2025
La diminution des livraisons de gaz ménager vers la bande de Gaza contraint de nombreuses familles à recourir à des combustibles de récupération, notamment des plastiques, pour cuisiner, selon un reportage traduit et relayé par le site les-crises.fr à partir de sources locales et de Truthout.
Après la signature de l’accord dit Witkoff en octobre 2025, lequel comportait une clause humanitaire autorisant l’entrée de 600 camions par jour, dont 50 camions destinés au carburant et au gaz ménager, les autorités palestiniennes et des habitants de Gaza disent constater un net recul des quantités effectivement acheminées. Le bureau de presse du gouvernement de Gaza, cité par le site d’information Ultra Palestine, affirme que la distribution est devenue cyclique et lente.
« Le ‘cycle de distribution du gaz’ est régi par un rythme lent où chaque famille est desservie une fois tous les trois mois », a déclaré le bureau de presse du gouvernement de Gaza, cité par Ultra Palestine.
Des besoins largement supérieurs aux livraisons
Selon des données citées par le reportage, la demande quotidienne de gaz ménager à Gaza, en conditions normales, se situerait entre 400 et 500 tonnes. Or, les quantités réellement autorisées à entrer dans la bande de Gaza ne dépasseraient pas 120 tonnes par jour, soit moins d’un tiers du minimum considéré nécessaire pour alimenter foyers, boulangeries et hôpitaux.
| Indicateur | Quantité |
|---|---|
| Besoin quotidien estimé | 400–500 tonnes |
| Quantité effective entrée | 120 tonnes |
| Camions prévus par Witkoff (total/jour) | 600 camions (dont 50 pour carburant et gaz) |
Conséquences sur la vie quotidienne
Le reportage reprend le témoignage d’un habitant déplacé de Beit Hanoun vivant dans une tente à Bureij : faute de gaz ménager, il récupère des matériaux inflammables dans une décharge pour préparer les repas. Le prix d’une bouteille de gaz de 8 kilogrammes est évoqué à 75 shekels (environ 25 dollars) lorsque la bouteille est disponible.
- Risque sanitaire : la combustion de plastiques dégage des fumées toxiques susceptibles d’imprégner les aliments et d’affecter la santé respiratoire.
- Impact sur les services : boulangeries et établissements de santé sont touchés par la rareté du carburant et du gaz.
- Inégalités d’accès : la distribution irrégulière impose des délais longs, exposant les ménages les plus vulnérables.
Le texte relayé par les-crises.fr accuse les autorités israéliennes d’avoir instauré une politique de rationnement et de réduire les passages de camions convenus dans l’accord. Ces allégations sont présentées via les déclarations du gouvernement de Gaza et du site Ultra Palestine ; elles n’incluent pas de réponse officielle des autorités israéliennes dans le reportage cité.
Cadre humanitaire et juridique
L’accès aux combustibles et au gaz est un élément clé de l’assistance humanitaire et du fonctionnement des services essentiels. Le non-respect des clauses humanitaires d’un accord convenu en 2025 soulève des questions pratiques sur l’application de ces clauses et sur l’acheminement des biens de première nécessité vers la population civile dans la bande de Gaza.
Les chiffres et les témoignages utilisés dans cet article proviennent du reportage publié sur les-crises.fr, qui traduit et compile des éléments issus de Truthout et d’Ultra Palestine, ainsi que des déclarations attribuées au bureau de presse du gouvernement de Gaza.