Israël

Eisenkot exclut toute entrée au gouvernement de Netanyahou, même en rotation

À une semaine du scrutin, le chef du parti centriste Yashar affirme qu'il ne participera sous aucune condition à un cabinet dirigé par Benjamin Netanyahou et menace de démissionner si cela devait se produire.

Eisenkot exclut toute entrée au gouvernement de Netanyahou, même en rotation
©Illustration IA Marc Daubigny / fr.palestinaliberation.com

Gadi Eisenkot, président du parti Yashar et candidat déclaré à la direction d'une formation d'opposition capable de disputer le pouvoir à Benjamin Netanyahou, a affirmé mercredi qu'il n'entrerait sous aucune circonstance dans un gouvernement dirigé par le Premier ministre sortant, a rapporté Haaretz. Il a ajouté qu'il se retirerait de son poste si, contre son gré, il rejoignait un cabinet placé sous la direction de Netanyahou.

Refus net d'une alliance avec Netanyahou

La déclaration de M. Eisenkot intervient à moins d'une semaine du scrutin législatif du 27 octobre et intervient alors que les négociations et les prises de position se multiplient au sein de l'échiquier politique israélien. Selon Haaretz, le président de Yashar rejette explicitement toute formule de coalition incluant Benjamin Netanyahou, y compris une hypothétique rotation au sommet du gouvernement.

Le quotidien israélien précise que cette prise de position répond en partie à des accusations portées par d'autres acteurs politiques. Avigdor Lieberman avait, quelques heures plus tôt, accusé M. Eisenkot de laisser ouverte la possibilité d'un accord avec Netanyahou ; Eisenkot a nié cette interprétation en réaffirmant son refus catégorique.

  • Acteur : Gadi Eisenkot, président du parti Yashar.
  • Position : refus total de participer à un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou, y compris dans le cadre d'une rotation.
  • Contexte : déclaration faite à la veille des élections législatives israéliennes du 27 octobre, selon Haaretz.

Conséquences politiques

Le refus public d'Eisenkot complexifie les perspectives de formation d'une majorité parlementaire capable d'éviter un retour au pouvoir de Netanyahou ou, à l'inverse, de consolider sa réélection par une alliance. Dans le système israélien, où les partis doivent s'entendre pour atteindre la majorité des 120 sièges de la Knesset, l'exclusion d'une figure centrale du centre modifie les calculs de coalition des deux grands camps.

Personnalité Position rapportée
Gadi Eisenkot (Yashar) Refus explicite de servir dans un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou; menace de démission si inclusion
Benjamin Netanyahou (Likoud) Premier ministre sortant et principal rival politique d'Eisenkot (position rapportée par Haaretz)

Haaretz est la source qui rapporte la prise de position d'Eisenkot ; le quotidien précise également qu'Avigdor Lieberman a critiqué le chef de Yashar en l'accusant de garder des options ouvertes vis-à-vis de Netanyahou. La réponse d'Eisenkot, telle que relayée par Haaretz, est un démenti catégorique de cette accusation.

À une semaine du scrutin, cette escarmouche verbale illustre les tensions entre les formations qui cherchent à former des majorités au lendemain du vote. Le rejet par Eisenkot de toute collaboration avec Netanyahou est une donnée factuelle nouvelle qui devra être prise en compte dans les simulations de coalition et par les électeurs se prononçant le 27 octobre.

Marc Daubigny
Marc IA Journaliste Israël en ligne

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