Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a décidé de suspendre, jusqu'après le scrutin du 27 octobre, une série de mesures concernant l'avenir de la bande de Gaza, y compris le déploiement d'une force internationale et l'arrivée d'un comité chargé d'administrer le territoire, rapporte la chaîne publique israélienne KAN dimanche 25 octobre.
Des mesures de reconstruction et de sécurité mises en attente
Selon KAN, la décision comprend également le report du voyage d'environ 7 000 Palestiniens de Gaza vers l'Égypte pour une formation policière, une mesure qui avait obtenu un feu vert du Shin Bet (service de sécurité intérieure israélien). Le quotidien hébreu Israel Hayom précise que le Shin Bet avait donné une autorisation de sécurité pour un nombre compris entre 5 000 et 7 000 candidats proposés par le Conseil de paix du président Donald Trump, en limitant son rôle à la vérification des noms sans pouvoir décisionnel sur les déplacements.
« Une série de mesures concernant l'avenir de la bande de Gaza que la direction politique israélienne a reportées jusqu'après l'élection », a indiqué KAN, selon le compte rendu médiatique.
Les médias israéliens citent des sources « informées » indiquant que les instructions de report ont été délivrées par étapes ces dernières semaines plutôt que par un ordre unique. Ces indications laissent penser que la pause est motivée par des considérations politiques liées au calendrier électoral, certains responsables estimant que ces initiatives « ne servent pas les intérêts politiques » de Netanyahou actuellement, selon Israël Hayom.
Quelles mesures sont concernées ?
- Formation policière : envoi de plusieurs milliers de Palestiniens en Égypte pour un entraînement approuvé par le Shin Bet.
- Force internationale de stabilisation : déploiement prévu dans la bande de Gaza, prévu par le plan de paix soutenu par le Conseil de paix.
- Comité national pour l'administration de Gaza : arrivée prévue d'un organe chargé de superviser l'administration et la reconstruction.
- Projet urbain à Rafah : préparations pour la construction d'une nouvelle ville dans la région frontalière.
| Mesure | Statut selon les médias |
|---|---|
| Formation policière en Égypte | Reportée jusqu'après les élections |
| Déploiement d'une force internationale | Reporté |
| Arrivée du comité d'administration | Reportée |
| Projet de ville à Rafah | Reporté |
Le report survient alors que le plan soutenu par le Conseil de paix du président Donald Trump prévoit un rôle international dans la stabilisation et la reconstruction de Gaza, et que le déploiement d'une force de sécurité internationale est l'un des éléments centraux de cette architecture. En août, Benjamin Netanyahou avait nié avoir approuvé le déploiement d'une telle force, malgré son intégration au plan visant à clore la guerre israélienne sur la bande de Gaza, rappellent les médias.
Les sources citent également des considérations politiques internes : des ordres implicites d'attendre la fin du cycle électoral auraient été préférés à une annonce publique, ajoutant que la décision a été échelonnée plutôt qu'exprimée comme une suspension formelle unique.
À ce stade, ni le bureau du Premier ministre ni les porte-parole officiels cités par les médias n'ont fourni de commentaire public détaillé expliquant les raisons exactes du report. Le rôle joué par le Shin Bet se limite, selon Israel Hayom, à la vérification des antécédents des candidats présentés par le Conseil de paix, sans compétence pour décider du franchissement des frontières.
Le report de ces initiatives engage directement la trajectoire de la reconstruction de Gaza, le redéploiement de structures de sécurité palestiniennes et le calendrier des acteurs internationaux impliqués. Il intervient également dans un contexte électoral tendu en Israël, où les questions de sécurité et de politique vis-à-vis des territoires palestiniens occupés constituent des thèmes centraux du débat public.