Lors de l’édition 2026 du festival Hip Hop al Parque, tenu les 24 et 25 octobre au parc métropolitain Simón Bolívar de Bogotá, la rappeuse colombienne Chelo Hop a effectué un geste politique qui a été largement relayé par les réseaux sociaux et la presse. Selon The Daily Star, une personne est montée sur scène avec un drapeau israélien que l’artiste a posé à terre avant de le piétiner tout en poursuivant sa prestation.
« Palestina libre » et « Afuera lo que no pertenece », a-t-elle scandé, selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et reprises par The Daily Star.
Le geste de Chelo Hop s’inscrit dans le cadre de son interprétation du titre « Anatomía », produit par Astrallbass, morceau présenté lors du festival qui, d’après des publications de l’artiste et du média El Enemigo Co, appelle les mouvements populaires à la persévérance et évoque l’horizon 2030 comme point de départ d’un nouvel ordre. Les images de l’intervention montrent un homme tenant un drapeau israélien avant que l’artiste ne le laisse tomber puis ne le foule du pied en chantant des slogans en espagnol en faveur de la Palestine.
Un geste volontairement provocateur, relayé au-delà de la Colombie
La performance a attiré l’attention au-delà du public présent au festival. Des extraits ont circulé rapidement sur les plateformes numériques, suscitant partages et commentaires internationaux. Le festival Hip Hop al Parque, gratuit et organisé chaque année à Bogotá, constitue un important espace de visibilité pour des artistes latino‑américains et internationaux ; son ampleur explique en partie la diffusion rapide de la scène.
- Événement : Hip Hop al Parque 2026
- Dates : 24–25 octobre 2026
- Lieu : parc métropolitain Simón Bolívar, Bogotá
- Artiste : Chelo Hop (Colombie)
| Item | Détail |
|---|---|
| Performance | Présentation de « Anatomía », geste politique avec le drapeau |
| Réception | Vidéos partagées sur les réseaux et relais par la presse (The Daily Star, El Enemigo Co) |
Le geste — poser puis marcher sur un drapeau national — est une forme d’expression politique qui, selon les contextes juridiques et sociaux, peut provoquer des réactions très contrastées, de la condamnation à l’appui. The Daily Star rapporte que la scène a servi l’objectif affiché par la rappeuse : attirer l’attention sur la cause palestinienne et afficher sa solidarité.
Le récit de l’artiste, tel que présenté dans ses publications et repris par la presse locale, associe la chanson interprétée à un appel à la persévérance des mouvements populaires et à une projection vers 2030. Aucun élément du reportage ne mentionne de réaction officielle des organisateurs du festival dans les sources consultées ni de plainte ou procédure engagée contre l’artiste.
Ce type d’action s’inscrit dans un contexte international où la visibilité médiatique et artistique autour de la Palestine a augmenté ces dernières années, notamment après l’attaque du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi. Des artistes de différents pays ont pris des positions publiques et organisé des concerts ou des dons au profit d’organisations d’aide aux Palestiniens ; d’autres actes symboliques, parfois controversés, ont également suscité débats et réactions diplomatiques.
En l’absence de réponse officielle mentionnée par The Daily Star, l’événement reste documenté par les images et les déclarations de l’artiste elles‑mêmes : il s’agit d’une prise de position publique et artistique, dont l’écho témoigne de la façon dont la question palestinienne irrigue aujourd’hui la scène culturelle mondiale.