Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a porté un jugement sévère sur la politique du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en Cisjordanie, qu’il a qualifiée de « condamnable », sans pour autant soutenir la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Ses déclarations ont été tenues jeudi sur la chaîne LCI et rapportées par l’agence Anadolu.
« Je pense que ça pénalisera des Israéliens qui ne sont pas du tout dans cette idéologie expansionniste », a déclaré Bruno Retailleau, ajoutant qu’une telle mesure « comme d’habitude, ça pénalisera d’autres que ceux qui sont au pouvoir ». (Anadolu)
Position nuancée entre critique et prudence
Candidate à la présidence de la République, la figure de droite a confirmé sa défense de l’existence de l’État israélien tout en se distanciant des choix politiques de son chef de gouvernement. Selon Anadolu, Retailleau a déclaré : « Je n’appuie pas les politiques de Benyamin Netanyahou. »
Il a par ailleurs réaffirmé son soutien à une solution à deux États, précisant que, s’il était élu, il suivrait « la ligne qui a toujours été celle du général de Gaulle » et qu’il entendait un jour voir « deux États : l’État israélien et l’État palestinien avec une capitale commune, Jérusalem ». Ces propos viennent s’inscrire dans un débat européen plus large sur d’éventuelles réponses politiques et économiques aux évolutions sur le terrain en Cisjordanie et à Jérusalem‑Est.
Arguments avancés contre la suspension de l’accord
- Effet collatéral : Retailleau estime que la suspension de l’accord d’association pénaliserait des citoyens israéliens « qui ne sont pas du tout dans cette idéologie expansionniste ».
- Impact économique et diplomatique : l’homme politique évoque implicitement le risque de frapper des acteurs non responsables et de compliquer les relations bilatérales.
- Position de parti : ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où Les Républicains ont, par le passé, contesté certaines initiatives du gouvernement français concernant la Palestine.
Contexte
Les propos interviennent alors que l’Union européenne débat de ses réponses face aux violences en Cisjordanie et aux implantations. Plusieurs voix européennes appellent à des mesures plus fermes, tandis que d’autres redoutent des répercussions diplomatiques ou économiques. En France, la question de la relation avec Israël demeure un sujet central de campagne pour certains candidats, oscillant entre soutien à la sécurité d’Israël et critiques de sa politique d’expansion en territoires palestiniens occupés.
| Acteur | Position rapportée |
|---|---|
| Bruno Retailleau | Condamne la politique de Netanyahou en Cisjordanie ; refuse la suspension de l’accord UE‑Israël (Anadolu/LCI) |
Les déclarations de Retailleau s’ajoutent à une série d’interventions politiques nationales et européennes au sujet des relations avec Israël et de la manière de répondre aux violences et aux violations du droit international alléguées dans les territoires palestiniens occupés. Elles illustrent la tension entre condamnation politique et prudence sur les mesures susceptibles d’avoir des conséquences économiques ou diplomatiques larges.