Le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a exprimé, le 25 octobre 2026 à Ramallah, son opposition ferme à tout projet visant à procéder à des licenciements massifs parmi le personnel de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche‑Orient (UNRWA).
Réuni en session spéciale au secrétariat du Comité exécutif, le groupe chargé de la sauvegarde du mandat et des activités de l’agence onusienne a étudié « l’aggravation de la crise financière » qui pèse sur l’UNRWA et les risques concrets associés à des réductions d’effectifs dans un contexte déjà fortement dégradé pour les réfugiés palestiniens.
« L’UNRWA est une bouée de sauvetage irremplaçable pour les réfugiés palestiniens », a souligné le Comité exécutif, selon WAFA.
Services essentiels menacés
Le Comité a averti que l’interruption ou la réduction des financements compromettrait la fourniture de services de base assurés par l’UNRWA, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’aide humanitaire et de la protection sociale. Il a rappelé que le personnel de l’agence constitue « l’épine dorsale » de ces activités et qu’un recours aux licenciements ne résoudrait pas la crise financière, mais en aggraverait les conséquences humanitaires dans les camps de réfugiés.
- Le Comité a demandé une intervention internationale urgente afin d’assurer un financement durable à l’UNRWA.
- Il a mis en garde contre des répercussions sur les droits des réfugiés palestiniens et sur la stabilité régionale.
- Les participants ont examiné des mesures susceptibles de préserver le mandat onusien de l’agence et d’éviter une rupture des services.
Cadre juridique et responsabilités
Le Comité exécutif a rappelé que le financement de l’UNRWA relève d’une responsabilité collective, liée au mandat de l’agence tel qu’établi par l’Assemblée générale des Nations unies via la résolution 302. Selon la déclaration rapportée par l’agence officielle WAFA, la communauté internationale demeure tenue d’assurer les droits des réfugiés palestiniens « jusqu’à ce qu’une solution juste soit trouvée » conformément aux résolutions pertinentes.
Le texte de la réunion n’a pas publié de plan chiffré de licenciements ni détaillé l’ampleur précise des coupes envisagées par la direction de l’UNRWA. Le Comité s’est toutefois dit prêt à examiner « les mesures possibles » pour surmonter les difficultés financières et garantir la continuité des opérations et des services fournis par l’agence.
Contexte humanitaire
Depuis 2023, l’UNRWA joue un rôle central dans la réponse aux besoins des réfugiés palestiniens, notamment dans la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée. Toute contraction de ses activités interviendrait dans un contexte humanitaire déjà marqué par des pénuries et des besoins massifs d’aide, et risquerait d’accroître les fragilités dans les camps où vivent des millions de personnes dépendant de ses services quotidiens.
| Point | Constat rapporté |
|---|---|
| Position de l’OLP | Rejet catégorique des licenciements et appel à un financement international urgent |
| Mandat de l’UNRWA | Rappelé comme relevant d’une responsabilité internationale, fondé sur la résolution 302 de l’ONU |
| Services menacés | Éducation, santé, aide humanitaire, protection sociale |
Le Comité exécutif n’a pas rendu publique une réponse de la direction de l’UNRWA dans le compte rendu publié par WAFA. Il a toutefois appelé la communauté internationale à prendre des engagements concrets pour assurer la pérennité du financement et prévenir une détérioration supplémentaire de la situation des réfugiés.
La question du financement de l’UNRWA reste au cœur des débats diplomatiques et humanitaires régionaux et internationaux. L’alerte lancée par l’OLP vient s’ajouter à d’autres voix — d’États, d’organisations internationales et d’ONG — qui s’inquiètent des conséquences d’une contraction des capacités de l’agence sur des populations déjà extrêmement vulnérables.