Soins interrompus et radiothérapie introuvable
À Gaza, des femmes et des hommes atteints de cancer peinent à obtenir des traitements indispensables à leur survie, trois ans après le 7 octobre 2023. Dans un reportage publié par Middle East Eye, plusieurs patientes et professionnels de santé décrivent l’impossibilité d’accéder à la radiothérapie, l’un des volets essentiels des parcours de soins pour de nombreux cancers, notamment du sein.
« Je dois encore recevoir une radiothérapie, mais elle n’est pas disponible ici », a déclaré une patiente citée par Middle East Eye.
La patiente en question, diagnostiquée début 2026, a reçu des cycles de chimiothérapie et subi une mastectomie, mais demeure dans l’attente d’une radiothérapie à l’étranger. Le reportage précise que près de 11 000 patients atteints de cancer sont inscrits auprès du ministère de la Santé de Gaza, chiffre donné par ce ministère et relayé par Middle East Eye.
Hôpitaux partiellement détruits et file d’attente pour l’évacuation
Le réseau hospitalier de la bande de Gaza a subi des dommages importants lors des hostilités. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est citée par Middle East Eye affirmant que 94 % des hôpitaux de Gaza ont été « entièrement ou partiellement détruits ». Al-Shifa, l’un des établissements majeurs, a été mis hors de service après deux raids et n’a repris que des activités limitées en décembre 2025, selon le même article.
- 11 000 patients cancéreux enregistrés auprès du ministère de la Santé de Gaza (chiffre cité par Middle East Eye).
- Radiothérapie indisponible dans l’enclave, forçant des demandes d’évacuation médicale.
- Al-Shifa hospitalisé à Gaza a été raidé à deux reprises et fonctionne de façon limitée depuis décembre 2025, selon le reportage.
Le déficit d’infrastructures et l’indisponibilité de traitements spécialisés obligent les autorités sanitaires et les patients à recourir à des évacuations médicales vers l’étranger. Le reportage relate des délais prolongés pour l’obtention d’une place d’évacuation : certaines personnes attendent depuis plusieurs mois après s’être inscrites auprès des services compétents.
Conséquences pour le pronostic et la prise en charge
Les interruptions de parcours thérapeutiques, en particulier l’absence de radiothérapie après chirurgie et chimiothérapie, augmentent le risque de récidive et modifient le pronostic des malades. Le témoignage d’une patiente qui a reçu une première série de traitements mais reste privée de radiothérapie illustre l’impact concret sur les soins post‑opératoires et la survie à long terme.
| Élément | Chiffre / situation |
|---|---|
| Patients cancéreux enregistrés | 11 000 (ministère de la Santé de Gaza, cité par Middle East Eye) |
| Hôpitaux détruits ou partiellement détruits | 94 % (OMS, cité par Middle East Eye) |
Le reportage de Middle East Eye met en évidence la conjonction de plusieurs facteurs : dégâts matériels aux établissements médicaux, limitation des évacuations médicales et pénurie de services spécialisés. Ces éléments compliquent la prise en charge des cancers, dont le succès dépend souvent de la mise en œuvre rapide et complète de protocoles combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie.
Les chiffres et témoignages rapportés par Middle East Eye ne sont pas infirmés par d’autres sources ouvertes au moment de la publication. Les autorités sanitaires de Gaza continuent de documenter les besoins et d’appeler la communauté internationale et les acteurs humanitaires à faciliter l’accès aux traitements et aux évacuations médicales pour les cas nécessitant des soins introuvables localement.