Financement en berne et impact immédiat
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé une réduction importante de ses opérations dans les territoires palestiniens en 2026, conséquence d’un effondrement des contributions financières. Selon l’agence onusienne, 500 000 personnes dans la bande de Gaza ne recevront plus l’aide mensuelle qu’elles percevaient auparavant : l’assistance passe de 1,6 million de bénéficiaires à 1,1 million.
Le PAM précise qu’il a reçu en 2026 « moins de la moitié » du financement habituellement disponible pour son opération en Palestine, et qu’il lui faudrait 450 millions de dollars au cours des six prochains mois pour maintenir ses activités actuelles.
« Ce n’est pas le moment de détourner le regard. C’est, au contraire, le moment pour le monde entier de s’engager à soutenir la population pendant cette période difficile. » a déclaré Shaun Hughes, directeur du PAM dans les territoires palestiniens.
Quelles coupes concrètes ?
- Les familles aidées à Gaza ne recevront plus que un colis alimentaire par mois au lieu de deux.
- Les rations de farine de blé distribuées seront réduites en taille.
- Le nombre de repas chauds quotidiens distribués passera de 250 000 à 150 000.
- En Cisjordanie, le PAM a déjà réduit le nombre de bénéficiaires de l’assistance monétaire de 400 000 à 200 000 depuis septembre.
Contexte et conséquences
Ces mesures interviennent alors que la population de Gaza reste fortement dépendante de l’aide humanitaire depuis les offensives et la longue crise qui a suivi l’attaque du 7 octobre 2023 et les opérations militaires qui ont suivi. Le PAM rappelle que, depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, il aidait chaque mois environ 1,6 million de personnes par le biais de colis alimentaires, de repas chauds et d’assistance monétaire.
La réduction des ressources financières disponibles pour le PAM contraint donc l’agence à diminuer tant le nombre de bénéficiaires que le volume des aides distribuées. À court terme, cela signifie une aggravation du risque alimentaire pour des milliers de familles déjà fragilisées par la destruction d’infrastructures, les déplacements et la perte de moyens de subsistance.
Données chiffrées
| Indicateur | Avant réduction | Après réduction |
|---|---|---|
| Bénéficiaires à Gaza | 1,6 million | 1,1 million |
| Personnes exclues | 500 000 | |
| Repas chauds distribués quotidiennement | 250 000 | 150 000 |
| Besoin de financement urgent | 450 millions $ dans les 6 prochains mois (selon le PAM) | |
Appel et mise en garde
Le PAM appelle les États membres de l’Organisation des Nations unies ainsi que les donateurs privés à combler le déficit de financement. L’agence avertit que, sans apport substantiel de fonds, les réductions pourraient durer et traduire une détérioration de la sécurité alimentaire pour une part importante de la population de Gaza et des bénéficiaires en Cisjordanie.
Face à ce constat, les acteurs humanitaires internationaux insistent sur la nécessité d’un financement prévisible et suffisant pour éviter des choix d’arbitrage qui frappent en premier lieu les ménages les plus vulnérables.