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Une étude révèle des disparités socio-économiques en matière d’activité physique pendant la pandémie de COVID-19

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Une étude menée par le professeur adjoint KYAN Akira (École supérieure de développement humain et d’environnement de l’Université de Kobe) et le professeur TAKAKURA Minoru (Faculté de médecine, Université des Ryukyus) a identifié des disparités socio-économiques dans l’activité physique pendant la pandémie de COVID-19.

Il s’agit de la première étude au monde à révéler que le degré de disparité diffère pour chaque domaine d’activité physique de la vie quotidienne (travail, loisirs et transport). Dans un contexte où l’on s’inquiète de l’aggravation des inégalités économiques, les résultats de cette étude soulignent la nécessité d’une surveillance continue pour déterminer l’état réel des disparités en matière de santé découlant des circonstances économiques.

Ces résultats ont été publiés dans la revue Santé publique le 20 avril 2022.

Point principals

  • Il s’agit de la première étude au monde à examiner les inégalités socio-économiques en matière d’activité physique dans différents domaines de la vie quotidienne pendant la pandémie de COVID-19.
  • Des disparités basées sur le revenu et le niveau d’éducation ont été trouvées pour l’activité physique (liée au travail, aux loisirs et au transport) et les comportements sédentaires. Dans ces résultats, il y avait une grande disparité pour l’activité physique récréative avec des niveaux plus faibles de cette activité chez les personnes ayant un faible revenu/un faible niveau d’éducation (Figure 1-a, 2-a).
  • Contrairement aux niveaux d’activité physique dans d’autres domaines de la vie quotidienne, les personnes ayant un faible niveau d’éducation ont passé plus de temps à pratiquer une activité physique liée au travail (Figure 1-b, Figure 2-b). Cela peut être interprété négativement du point de vue de la santé publique, car des recherches antérieures ont indiqué que des niveaux élevés d’activité physique professionnelle peuvent en fait augmenter le risque de maladies telles que les maladies cardiaques.
  • Il est nécessaire de poursuivre les recherches pour évaluer les impacts à moyen et long terme sur la santé des personnes.
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Contexte de la recherche

On sait que des niveaux suffisants d’activité physique peuvent prévenir de multiples maladies chroniques (y compris les maladies mentales) et réduire le risque de décès. Dans l’idéal, les gens devraient pouvoir profiter également de ces avantages de l’activité physique.

Cependant, il a été souligné depuis longtemps que des disparités liées au statut socio-économique des personnes (par exemple, leurs revenus et leur niveau d’éducation) existent lorsqu’il s’agit de comportements sains tels que l’activité physique. C’est ce qu’on appelle les disparités en matière de santé. En effet, un nombre disproportionné de personnes ayant un faible revenu et/ou un faible niveau d’éducation sont en mauvaise santé.

En raison de la nouvelle pandémie de COVID-19, certaines industries ont été durement touchées économiquement, comme l’industrie du tourisme et la restauration. Dans le domaine de la santé publique, on craint que ces circonstances n’exacerbent les disparités en matière de santé.

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Il a été signalé que les niveaux réels d’activité physique et de sensibilisation à l’exercice se sont améliorés au Japon par rapport à ce qu’ils étaient avant la pandémie de COVID-19, sur la base de nombreuses données collectées à partir d’enquêtes sur Internet menées par le gouvernement et d’applications de podomètre pour smartphone.

Cependant, ces informations peuvent ne pas refléter la réalité des personnes en situation socio-économique vulnérable en raison de la nature des méthodes d’enquête utilisées. En d’autres termes, il n’est pas toujours possible de comprendre la situation des personnes qui ont besoin d’aide.

Méthodologie de recherche

Cette étude s’est appuyée sur une ventilation détaillée de la population et des données régionales recueillies dans le cadre de l’enquête nationale sur le sport et le mode de vie, une enquête transversale nationale menée par la Sasakawa Sports Foundation.

Les chercheurs ont utilisé ces données pour étudier les disparités en matière d’activité physique pendant la pandémie de COVID-19. L’un des traits distinctifs de cette étude est qu’elle utilise l’indice d’inégalité de pente (SII) et l’indice d’inégalité relative (RII) ; ceux-ci prennent en compte les différences de ratio de population pour chaque indicateur de statut socio-économique (dans ce cas, le revenu et le niveau d’éducation).

Source :

Référence du journal :

Kyan, A & Takakura, M (2022) Inégalités socio-économiques en matière d’activité physique chez les adultes japonais pendant la pandémie de COVID-19. Santé publique. doi.org/10.1016/j.puhe.2022.03.006

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Apasionado del running, vegano a los 25 años y comercial de la ropa, me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en noviembre de 2021