Accueil Santé & Bien-être Un nouveau mécanisme d’immunothérapie peut bloquer la carcinogenèse mammaire spontanée

Un nouveau mécanisme d’immunothérapie peut bloquer la carcinogenèse mammaire spontanée

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Des chercheurs ont découvert le mécanisme par lequel des cellules immunitaires spécifiques peuvent bloquer le développement du cancer du sein et même supprimer une tumeur développée. Dans des études sur des souris, l’équipe a observé que les cellules T helper (Th) 2 CD4+ inversaient les tumeurs mammaires de haut grade en fabriquant des cellules similaires à une glande mammaire non cancéreuse. Ces recherches sont publiées dans un article du Journal of Experimental Medicine.

Nous avons montré que les cellules T helper 2 CD4+ bloquent directement la carcinogenèse spontanée du sein en induisant la différenciation terminale des cellules cancéreuses. »

Shawn Demehri, MD, PhD, auteur principal, chercheur principal au Center for Cancer Immunology and Cutaneous Biology Research Center du Massachusetts General Hospital.

Le laboratoire de Demehri se concentre sur le développement de méthodes utilisant le système immunitaire de l’organisme pour prévenir le développement et la récurrence du cancer.

Dans cette recherche, Demehri et ses collègues ont découvert que les cellules Th2 forcent les cellules du cancer du sein à se différencier en un tissu ressemblant à des lésions mammaires fibrokystiques. « Les cellules Th2 forcent les cellules cancéreuses à revenir à leur programmation initiale, à savoir la fabrication d’une glande mammaire qui n’a aucun potentiel de croissance ou de métastase », explique-t-il. Une fois que les cellules Th2 sont stimulées pour infiltrer le cancer du sein, elles libèrent trois cytokines, IL-3, IL-5 et GM-CSF, qui reprogramment directement les cellules tumorales en structures de bas grade, de type fibrokystique. Il ne s’agit pas de cellules normales de la glande mammaire, mais de tissus fibrokystiques souvent observés sur les mammographies.

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Ces travaux s’appuient sur la découverte faite par Demehri en 2016 qu’une cytokine appelée lymphopoiétine thymique stromale (TSLP) est essentielle pour activer les lymphocytes T positifs CD4+ contre le cancer du sein. Cette cytokine a surtout été étudiée pour son rôle dans l’asthme et la dermatite atopique. L’équipe a découvert le mécanisme par lequel les lymphocytes T activés par la TSLP bloquent le développement du cancer du sein, ce qui a conduit à l’idée que ce nouveau mode d’immunothérapie serait efficace dans le cancer du sein. Maintenant que l’équipe sait que les cellules T helper 2 CD4+ transforment directement les cellules du cancer du sein chez la souris, elle envisage de lancer une étude chez les patientes atteintes d’un cancer du sein.

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« L’avenir de cette étude pourrait être l’utilisation de la technologie ARNm », explique Demehri, comme l’utilisation de l’ARNm de la cytokine TSLP pour délivrer les cellules CD4+ Th2 au cancer du sein où elle serait exprimée localement dans le tissu mammaire. « Nous espérerions constater le même bénéfice que nous avons observé chez les souris en termes de refoulement des cellules cancéreuses du sein vers un tissu non létal et peut-être prévenir la récidive du cancer du sein. »

Le financement a été assuré par des subventions du Burroughs Wellcome Fund, de l’American Cancer Society Institutional Research Grant, de la Breast Cancer Alliance, du ESSCO MGH Breast Cancer Research Fund et des NIH.

Source :

Hôpital général du Massachusetts

Référence du journal :

Boieri, M., et al. (2022) CD4+ Les cellules T helper 2 suppriment le cancer du sein en induisant une différenciation terminale. Journal of Experimental Medicine. doi.org/10.1084/jem.20201963.

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Apasionado del running, vegano a los 25 años y comercial de la ropa, me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en noviembre de 2021