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Un chercheur de l’Université de l’Alberta reçoit 436 642 dollars des NIH pour étudier les effets du SRAS-COV-2 sur la valve aortique.

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Le National Institute of Health a accordé 436 642 dollars au professeur associé de génie biomédical, Kartik Balachandran, pour étudier les effets en aval du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sur la valve aortique. Plus précisément, Balachandran espère mieux comprendre la relation de cause à effet entre l’infection et la pathologie de la valve cardiaque.

Le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu, connu sous le nom de SARS-COV-2, est le virus qui provoque le COVID-19, de la même manière que le VIH peut conduire au SIDA. Comme son nom l’indique, le SRAS-COV-2 attaque généralement le système respiratoire par les poumons. Mais il est apparu depuis le début de la pandémie que d’autres comorbidités sont associées au COVID-19, notamment au niveau cardiaque, comme la myocardite, les arythmies et la tempête de cytokines.

On parle de tempête de cytokines lorsque la réponse du système immunitaire à l’infection entraîne une inondation de la circulation sanguine par des protéines cytokines inflammatoires, qui peuvent endommager les organes et les tissus.

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Balachandran examinera notamment le rôle de l’enzyme 2 de conversion de l’angiotensine, ou ACE2, qui semble jouer un rôle dans la médiation du passage du SRAS-COV-2 dans les cellules hôtes pulmonaires. Des taux élevés d’ACE2 ont également été constatés dans les tissus endommagés des valvules cardiaques, et l’on ne sait pas si un excès d’ACE2 sur les valvules cardiaques peut créer une voie d’infection. C’est l’une des questions auxquelles Balachandran espère répondre.

Tout le monde se concentre à juste titre sur les poumons. Ils regardent comment le COVID affecte les poumons. Les gens ne peuvent plus respirer. Ils doivent être mis sous ventilateur. Mais il y a tout un autre domaine [the heart] qui n’a pas reçu assez d’attention, et c’est donc là que j’espère que ce projet pourra apporter un éclairage. »

Kartik Balachandran, professeur associé de génie biomédical, Université de l’Arkansas.

Balachandran a l’intention d’y parvenir en créant ce qu’il appelle une puce de valve cardiaque. Décrites comme un « organe sur une puce », ces petites puces tridimensionnelles – d’environ un pouce sur deux pouces – simuleront la structure et la mécanique des tissus des valves humaines. Les puces valvulaires seront créées en accumulant des couches de protéines, comme le collagène et l’élastine, jusqu’à ce qu’elles reproduisent les complexités fonctionnelles des organes vivants. Les puces seront ensuite enfermées et dotées de canaux dans lesquels les fluides pourront circuler, simulant ainsi la circulation sanguine.

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La proposition de Balachandran conclut que le projet sera considéré comme réussi « lorsque nous aurons réalisé un modèle efficace d’infection virale des puces à valve et obtenu des données quantitatives permettant de déterminer si les puces à valve malades sont plus sensibles à l’infection virale (en fonction de l’ACE2) que les puces à valve saines ».