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Top 10 des pilotes Tyrrell F1 : Alesi, Brundle, Stewart et autres

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Ken Tyrrell, qui avait déjà réussi à faire rouler les voitures des autres, est devenu constructeur de Formule 1 à la fin de 1970. Lorsque son équipe a fermé ses portes à la fin de 1998, après avoir été rachetée par British American Tobacco, Tyrrell avait remporté 23 victoires en championnat du monde, deux titres de pilote et une couronne de constructeur.

Bien qu’une grande partie de ce succ√®s soit survenue dans les premiers jours de l’√©quipe, l’√©quipe bien organis√©e a √©t√© tr√®s respect√©e tout au long de ses trois d√©cennies et a dirig√© de grands pilotes, y compris des talents prometteurs.

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Malgré ses problèmes financiers dans la seconde moitié de son existence, Tyrrell est 10e sur la liste des victoires en championnat du monde de tous les temps, derrière Benetton et devant BRM.

Pour ce top 10, nous avons pris en compte le nombre de succ√®s obtenus par les pilotes avec Tyrrell, l’impact qu’ils ont eu sur l’√©quipe et les circonstances de leur passage. Nous n’avons pas inclus leurs performances ailleurs et nous avons exclu la p√©riode pendant laquelle l’√©quipe utilisait des ch√Ęssis Matra et March, bien que cela n’aurait fait aucune diff√©rence dans le classement final…

10. Jonathan Palmer

Jonathan Palmer a remporté le Trophée Jim Clark en 1987, pour les pilotes à moteur à aspiration naturelle.

Jonathan Palmer a remporté le Trophée Jim Clark en 1987, pour les pilotes à moteur à aspiration naturelle.

Photo par : Motorsport Images

Les années Tyrrell : 1987-89
Tyrrell commence : 45
Tyrrell gagne : 0
Podiums Tyrrell : 0

Didier Pironi, qui a obtenu deux podiums lors de ses 31 d√©parts pour Tyrrell, a failli figurer sur cette liste, mais c’est Palmer qui l’emporte pour deux raisons. La premi√®re est qu’il a √©t√© une sorte de pilier de l’√©quipe pendant une p√©riode difficile.

La seconde est la victoire de Palmer dans le Troph√©e Jim Clark 1987, essentiellement un championnat du monde de ¬ę¬†Classe B¬†¬Ľ pour ceux qui utilisent des moteurs √† aspiration normale.

Palmer rejoint Tyrrell en 1987, apr√®s trois ann√©es pass√©es sur des machines RAM et Zakspeed peu performantes. Dans le m√™me temps, l’√©quipe – apr√®s seulement deux saisons avec le moteur turbo Renault – revient √† la motivation de Ford Cosworth lorsqu’il devient √©vident que l’induction forc√©e sera progressivement abandonn√©e en F1. Les troph√©es Jim Clark et Colin Chapman ont √©t√© introduits pour ceux qui revenaient √† l’aspiration naturelle et la DG016 √©tait l’une des meilleures voitures de la sous-cat√©gorie.

Palmer a battu son co√©quipier Philippe Streiff et le pilote de Larrousse Lola Philippe Alliot pour le titre. Il a √©galement obtenu sa meilleure place au classement g√©n√©ral pour Tyrrell avec une quatri√®me place au GP d’Australie, tandis que sa performance sur la voie de la cinqui√®me place √† Monaco a √©galement √©t√© acclam√©e.

Palmer √©tait un sensationnel neuvi√®me temps lors de la premi√®re s√©ance d’essais √† Jerez en 1988, mais il est retomb√© √† la 22e place lorsque son moteur est tomb√© en panne et qu’il a d√Ľ utiliser sa voiture de r√©serve alors que d’autres s’am√©lioraient. Il a marqu√© cinq points au cours d’une saison o√Ļ son co√©quipier Julian Bailey a √©chou√© √† se qualifier plus souvent qu’√† son tour.

Palmer est entr√© en AutocoursePalmer se classe parmi les 10 meilleurs pilotes de F1 en 1987 et 1988, mais l’arriv√©e de Jean Alesi en 1989 lui coupe l’herbe sous le pied. Palmer a √©galement connu quelques malheurs et sa carri√®re en F1 a pris fin apr√®s qu’il n’ait pas r√©ussi √† se qualifier pour le GP d’Australie qui cl√īturait la saison.

9. Mika Salo

Salo a men√© la Tyrrell 025 √† la cinqui√®me place √† Monaco gr√Ęce √† une strat√©gie sans arr√™t.

Salo a mené la Tyrrell 025 distinctive à la cinquième place à Monaco dans une stratégie sans arrêt.

Photo : Ercole Colombo

Les années Tyrrell : 1995-97
Tyrrell commence : 50
Tyrrell gagne : 0
Podiums Tyrrell : 0

Une autre star de Tyrrell, bien apr√®s que l’√©quipe ait cess√© d’√™tre une force de la F1. Salo a commis des erreurs lors de sa campagne de d√©butant en 1995, une mauvaise ann√©e pour Tyrrell, mais a rapidement pris le dessus sur Ukyo Katayama. Cela ne doit pas √™tre pris √† la l√©g√®re car le pilote japonais s’√©tait assez bien d√©brouill√© en 1994, d√©passant souvent son co√©quipier Mark Blundell et se classant septi√®me dans le classement de l’ann√©e. AutocourseLe classement des conducteurs.

Dans un contexte de faible fiabilit√© des moteurs, Salo s’est r√©v√©l√© √™tre ¬ę¬†le plus grand atout de l’√©quipe¬†¬Ľ en 1996, selon Maurice Hamilton dans Autocourse. Salo a marqu√© des points (alors attribu√©s aux six premiers) en Italie, au et en Australie, et √©tait en mesure d’en marquer d’autres au GP de Saint-Marin avant que des probl√®mes de moteur ne surviennent.

Salo s’est battu avec un ch√Ęssis d√©cent dans la 025 qui a √©t√© frein√©e par un d√©ficit de puissance et, sans doute, par l’avantage de Bridgestone sur les Goodyears de Tyrrell en queue de peloton en 1997.

Le Finlandais a marqu√© les seuls points de la saison pour l’√©quipe gr√Ęce √† une course ininterrompue jusqu’√† la cinqui√®me place lors du GP de Monaco sur le mouill√©, et il avait un l√©ger avantage sur son co√©quipier Jos Verstappen dans ce qui √©tait l’une des meilleures √©quipes de Tyrrell dans ses derni√®res ann√©es.

8. Stefan Bellof

Bellof est l'une des grandes histoires de la F1, apr√®s son r√īle de vedette chez Tyrrell et son accident tragique en 1985.

Bellof est l’une des grandes histoires de la F1, apr√®s son r√īle de vedette chez Tyrrell et son tragique accident en 1985.

Photo par : Rainer W. Schlegelmilch / Motorsport Images

Les années Tyrrell : 1984-85
Tyrrell commence : 20
Tyrrell gagne : 0
Podiums Tyrrell : 0 (1 sur la route)

Bellof ou Martin Brundle ? Les co√©quipiers de Tyrrell en 1984 sont √† √©galit√© dans cette comp√©tition. Tous deux ont r√©alis√© des performances exceptionnelles dans la 012 √† moteur Cosworth contre les turbocars et tous deux ont vu leurs efforts annul√©s par l’exclusion controvers√©e de l’√©quipe de la saison.

Alors que certains pensent que le rythme brut de Bellof aurait fait de lui un champion du monde, il n’a devanc√© Brundle que de peu lors de leurs batailles de qualification en 1984 et lors des premi√®res courses de 1985. Si l’√©quipe n’avait pas perdu tous ses points de 1984, Brundle aurait √©t√© en t√™te, bien que les demi-points du GP de Monaco √©court√© par la pluie y contribuent.

C’est ce jour-l√† √† Monte-Carlo qui est le plus marquant dans la carri√®re de Bellof en F1. De la 20e place sur la grille de d√©part, Bellof s’est hiss√© √† la troisi√®me place et rattrapait la Toleman d’Ayrton Senna, qui √† son tour rattrapait la McLaren du leader Alain Prost, lorsque la course a √©t√© interrompue. Il y a de fortes chances que l’Allemand aurait gagn√© si la course avait √©t√© men√©e √† son terme.

C’est Bellof qui a g√©r√© les deux points de Tyrrell en 1985 et il aurait probablement √©t√© plus haut dans cette liste si sa manŇďuvre malencontreuse sur Jacky Ickx lors des 1000 km de Spa en 1985 n’avait pas eu des cons√©quences fatales.

PLUS : Réévaluation de Stefan Bellof

7. Martin Brundle

L'avenir du commentaire britannique de la F1 - Murray Walker avec Brundle à Monaco en 1985.

L’avenir du commentaire de la F1 britannique – Murray Walker avec Brundle √† Monaco en 1985.

Photo par : David Phipps

Les années Tyrrell : 1984-86
Tyrrell commence : 38
Tyrrell gagne : 0
Podiums Tyrrell : 0 (1 sur la route)

Brundle juste devance Bellof dans cette liste parce qu’il √©tait plus proche de son co√©quipier tr√®s appr√©ci√© que beaucoup ne s’en souviennent et qu’il est rest√© plus longtemps dans l’√©quipe, menant la ligne apr√®s la mort de Bellof jusqu’√† la fin de 1986.

Int√©ressant, Autocourse a d√©clar√© que les performances de Bellof et de Brundle en 1984 montraient que Ken Tyrrell avait ¬ę¬†fait un choix judicieux¬†¬Ľ en signant le duo et qu’il s’agissait de stars de l’avenir, mais les a exclus de son top 10…

Brundle a √©galement un √©quivalent de la conduite de Bellof √† Monaco, tombant √† seulement 0,8 seconde d’une victoire en charge lors du GP de D√©troit 1984. Brundle partait de la 11e place – cinq places devant Bellof – avant de progresser au fur et √† mesure que les autres avaient des probl√®mes et de se rapprocher de la Brabham de Nelson Piquet en fin de course. C’est une seconde qui n’appara√ģt pas dans les livres d’histoire apr√®s l’exclusion ult√©rieure de Tyrrell. Bellof a chut√©.

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Brundle avait √©galement obtenu une brillante cinqui√®me place – qui n’est plus enregistr√©e – lors de ses d√©buts en championnat du monde de F1 au Br√©sil, apr√®s avoir devanc√© Bellof lors des essais.

Il n’y a pas eu de points en 1985, mais Brundle a surclass√© Ivan Capelli et Streiff lors de leurs apparitions sur Tyrrell. Il a ensuite r√©ussi √† marquer des points √† quatre reprises en 1986, dont une quatri√®me place lors de la finale dramatique du GP d’Australie, bien que Tyrrell n’ait utilis√© que la neuvi√®me machine la plus rapide de la saison.

6. Jean Alesi

Les exploits d'Alesi pour Tyrrell ont conduit à une lutte acharnée entre Williams et Ferrari pour 1991.

L’h√©ro√Įsme d’Alesi pour Tyrrell a conduit √† une lutte acharn√©e entre Williams et Ferrari pour 1991.

Photo par : Ercole Colombo

Les années Tyrrell : 1989-90
Tyrrell commence : 23
Tyrrell gagne : 0
Podiums Tyrrell : 2

Un √©l√©ment cl√© du dernier hourra de Tyrrell, Alesi, star de la Formule 3000, a fait irruption en F1 avec une quatri√®me place pour ses d√©buts en championnat du monde lors du GP de France 1989. Son rythme acc√©l√®re la fin de la carri√®re de Palmer, le titulaire de Tyrrell, et Alesi devient une vedette en t√™te de peloton dans les excellents ch√Ęssis Harvey Postlethwaite/Jean-Claude Migeot 018 et 019.

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Le statut d’Alesi en tant que star de l’avenir a √©t√© soulign√© par sa performance lors du GP des √Čtats-Unis 1990, qui ouvrait la saison. Alesi s’est qualifi√© quatri√®me et a ensuite men√© les premiers tours.

Son moment le plus marquant est survenu lorsque la McLaren-Honda de Senna a pris la t√™te √† l’int√©rieur √† la fin de la ligne droite principale. Senna a laiss√© un espace √† gauche pour le virage √† gauche suivant et Alesi a mis sa Tyrrell dedans, reprenant audacieusement la t√™te.

Senna s’est assur√© du poste √† sa prochaine tentative, malgr√© un Alesi combatif qui ne c√®de pas, mais la deuxi√®me place du franco-sicilien a attir√© l’attention de tous.

La Ford Cosworth √©tait plus comp√©titive sur les circuits √©troits, le style acrobatique d’Alesi lui valant une belle deuxi√®me place √† Monaco. Cependant, apr√®s avoir marqu√© 13 points lors des quatre premiers GP, Alesi n’en marquera plus aucun pendant le reste de l’ann√©e 1990.

Comme on pouvait s’y attendre pour un rookie, il y a eu des erreurs – il a chut√© dans des conditions difficiles au Canada et, apr√®s une brillante charge dans le premier tour pour d√©passer les deux Ferrari, il a perdu la troisi√®me place en Italie. Mais Alesi √©tait toujours class√© neuvi√®me au classement g√©n√©ral. Autocourse et avait aid√© Tyrrell √† se classer cinqui√®me au classement des constructeurs pendant deux saisons cons√©cutives. C’√©tait son meilleur r√©sultat depuis 1979 et Tyrrell n’atteindrait plus jamais de tels sommets.

Alesi est pass√© chez Ferrari en 1991, mais il n’a sans doute jamais √©t√© aussi bon que lorsqu’il affrontait les g√©ants de la F1 avec Tyrrell.

Podcast : Jean Alesi La course de ma vie

5. Michele Alboreto

Alboreto célèbre sa victoire au Grand Prix du Caesars Palace 1982 - entouré d'Eddie Cheever, Diana Ross et John Watson.

Alboreto c√©l√®bre sa victoire au Grand Prix du Caesars Palace 1982 – entour√© d’Eddie Cheever, Diana Ross et John Watson.

Photo par : Motorsport Images

Les années Tyrrell : 1981-83, 1989
Tyrrell commence : 46
Tyrrell gagne : 2
Podiums Tyrrell : 4

Le nouveau venu en F1, Alboreto, a eu du mal au d√©but face √† Eddie Cheever, plus exp√©riment√©, en 1981, mais c’√©tait un autre exemple de Ken Tyrrell qui prenait sa chance avec des talents en devenir. Et Alboreto a tenu ses promesses.

Avec Cheever parti chez Ligier/Talbot, Alboreto devient le leader de l’√©quipe et devance confortablement Brian Henton en 1982 et Danny Sullivan l’ann√©e suivante.

Autocourse a class√© Alboreto huiti√®me √† la fin de l’ann√©e 1982, au cours de laquelle il a termin√© dans les six premiers, √† sept reprises, bien que la publication ait exprim√© une certaine d√©ception quant √† son manque de progr√®s l’ann√©e suivante, le pla√ßant juste en dehors du top 10.

Les deux victoires d’Alboreto, qui seront les derni√®res de l’√©quipe, constituent sans aucun doute les points forts de Tyrrell.

Lors de la finale de la saison 1982 au Caesars Palace, Alboreto a surclass√© toutes les voitures, sauf les rapides mais fragiles Renaults √† turbocompresseur. Lorsque Ren√© Arnoux (probl√®mes de moteur qui ont finalement caus√© sa retraite) et Alain Prost (vibrations des pneus) ont eu des probl√®mes, Alboreto a pris les devants pour remporter une victoire bien jug√©e avec pr√®s d’une demi-minute d’avance sur la McLaren de John Watson.

La puissance du turbo est tr√®s pr√©sente en 1983, mais Alboreto donne √† Tyrrell et √† la gamme de moteurs Ford Cosworth V8 leur dernier succ√®s √† Detroit. Apr√®s s’√™tre qualifi√© en sixi√®me position, Alboreto a gravi les √©chelons au fur et √† mesure que d’autres rencontraient des difficult√©s ou effectuaient un arr√™t au stand. Il a h√©rit√© de la t√™te au 51e tour sur 60 lorsque la Brabham de Piquet a subi une crevaison.

Vidéo : Les 10 pires voitures de F1 pour gagner un GP

Le retour d’Alboreto au sein de l’√©quipe en 1989, apr√®s un passage chez Ferrari, semblait √™tre le bon moment. La premi√®re Tyrrell con√ßue par Postlethwaite, la 018, √©tait bonne et Alboreto √©tait cinqui√®me √† Monaco avant de monter sur le premier podium de l’√©quipe en six ans (depuis sa propre victoire √† D√©troit) au Mexique.

Malheureusement, les tensions avec Tyrrell se sont aggrav√©es. Lorsque l’√©quipe obtient le sponsoring de Camel et qu’Alboreto refuse de couper les liens avec le rival Marlboro, l’Italien est remplac√© par Alesi.

4. Patrick Depailler

Pour toi, le bleu : Depailler se perche √† c√īt√© de George Harrison

Pour vous, en bleu : Depailler se perche √† c√īt√© de George Harrison

Photo de : David Phipps

Les années Tyrrell : 1972, 1974-78
Tyrrell commence : 80
Tyrrell gagne : 1
Podiums Tyrrell : 17

Depailler n’√©tait pas aussi rapide que Jody Scheckter lorsqu’ils √©taient co√©quipiers chez Tyrrell, mais le Fran√ßais est l’un des cinq pilotes √† avoir remport√© un championnat du monde GP avec l’√©quipe et √©tait sans doute le ma√ģtre de sa cr√©ation la plus distinctive : la P34 √† six roues.

Depailler a pris le départ de quelques courses pour Tyrrell en 1972 avant de prendre la place à plein temps de François Cevert en 1974, suite au décès de ce dernier à Watkins Glen.

Comme pr√©vu, Depailler joue en grande partie le r√īle de second couteau de Scheckter en 1974-75, mais il r√©alise sa premi√®re pole et compl√®te le doubl√© Tyrrell √† Anderstorp lors de leur premi√®re saison ensemble.

Les choses √©taient diff√©rentes avec la P34 en 1976. Bien que Scheckter ait remport√© la seule pole et la victoire de la voiture au GP de Su√®de, le Sud-Africain n’√©tait pas un fan du design inhabituel de Derek Gardner. Depailler a surclass√© Scheckter 11-5, mais a termin√© une place derri√®re au classement des pilotes. Il est si bon dans le six-roues en 1976 qu’il est class√© troisi√®me dans le classement des pilotes. AutocourseIl s’agit de l’un des dix meilleurs pilotes du monde, derri√®re Niki Lauda et le champion du monde James Hunt.

C’√©tait une histoire similaire en 1977. Le tr√®s cot√© Ronnie Peterson a remplac√© Scheckter, mais il a eu du mal, car la comp√©titivit√© de la P34 a fluctu√© et s’est effondr√©e. Depailler surclasse le pilote que certains consid√®rent comme le plus rapide de la F1 9-8 et le surclasse de 20 points contre 7.

La 008, con√ßue √† l’origine comme une voiture de fans mais courue de mani√®re conventionnelle, est comp√©titive et fait passer Tyrrell de la sixi√®me √† la quatri√®me place du classement des constructeurs. Depailler s’impose face √† son co√©quipier Pironi et remporte une victoire tant attendue et bien m√©rit√©e √† Monaco, ce qui lui permet de se hisser √† la cinqui√®me place du classement des pilotes.

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Depailler est parti chez Ligier en 1979, o√Ļ il s’est √† nouveau r√©v√©l√© √™tre un pilote de premier plan. Il avait marqu√© le deuxi√®me plus grand nombre de points pour Tyrrell, devan√ßant Scheckter de cinq points apr√®s √™tre rest√© deux saisons de plus. Il a √©galement pris le d√©part de plus de GP de championnat du monde sur ch√Ęssis Tyrrell que n’importe quel autre pilote et a obtenu plus de podiums que quiconque, √† l’exception de notre num√©ro un…

Top 10 : Pilotes de Ligier F1

3. Francois Cevert

Cevert était prêt à diriger Tyrrell en 1974, avant son accident tragique à Watkins Glen.

Cevert était prêt à mener Tyrrell en 1974, avant son accident tragique à Watkins Glen.

Photo par : Rainer W. Schlegelmilch / Motorsport Images

Les années Tyrrell : 1971-73
Tyrrell commence : 37
Tyrrell gagne : 1
Podiums Tyrrell : 13

Cevert est-il un champion du monde de F1 perdu ? Son ami et ancien co√©quipier Jackie Stewart le pense et Ken Tyrrell est pr√™t √† confier au Fran√ßais la direction de l’√©quipe pour 1974, apr√®s la retraite de Stewart.

Ce potentiel n’a jamais √©t√© r√©alis√© gr√Ęce √† l’accident fatal de Cevert lors des essais √† Watkins Glen, avant la derni√®re manche de 1973, mais il m√©rite toujours une place en haut de cette liste.

Cevert √©tait tr√®s loin de Stewart √† ses d√©buts en F1 (d’abord dans les ch√Ęssis March de Tyrrell, puis dans les premi√®res voitures Tyrrell) mais il a fait des progr√®s impressionnants en apprenant de son chef d’√©quipe.

Il a vraiment commenc√© √† prendre de l’√©lan en 1971, obtenant des secondes places (derri√®re Stewart) au Paul Ricard et au redoutable Nurburgring. Il a manqu√© la victoire au GP d’Italie en suivant l’√©pop√©e de 0,09s et a remport√© sa premi√®re victoire en championnat du monde au GP des √Čtats-Unis. Tyrrell a remport√© son seul titre de constructeur cette saison-l√†, alors que JYS menait un 1-3 au classement des pilotes.

L’ann√©e suivante est plus difficile pour Tyrrell, mais Cevert monte tout de m√™me sur deux podiums et en 1973, il est devenu un pilote de pointe √©tabli en F1. Il a habilement soutenu Stewart dans la d√©licate 006 et, bien qu’il n’y ait pas eu de victoire, Cevert a obtenu six places de vice-champion sur son chemin vers une quatri√®me place posthume au classement.

Cevert a compl√©t√© six Tyrrell 1-2 pendant l’√Ęge d’or de l’√©quipe. En d’autres termes, si on enl√®ve le grand Stewart, Cevert sera sept fois vainqueur en F1 pour l’√©quipe. Cevert faisait partie de la famille Tyrrell √† ses d√©buts et il est le quatri√®me meilleur marqueur de points de l’histoire des constructeurs, malgr√© sa carri√®re tragiquement interrompue.

PLUS : Cevert, un champion perdu

2. Jody Scheckter

Scheckter a mené la P34 à six roues à la victoire, malgré son inconfort avec la voiture.

Scheckter a remporté la victoire avec la P34 à six roues, malgré son malaise avec la voiture.

Photo par : Rainer W. Schlegelmilch / Motorsport Images

Les années Tyrrell : 1974-76
Tyrrell commence : 45
Tyrrell gagne : 4
Podiums Tyrrell : 14

Tyrrell avait pr√©vu Scheckter pour remplacer Stewart en 1974 avant m√™me que la retraite de l’Ecossais ne soit rendue publique. Le Sud-Africain avait montr√© un potentiel √©vident lors de ses sorties spectaculaires pour McLaren en 1973 et il √©tait logique qu’il soit le ¬ę¬†nouveau talent¬†¬Ľ √† int√©grer, avec Cevert devenant le leader de l’√©quipe.

L’accident fatal de Cevert √† Watkins Glen a propuls√© Scheckter dans le r√īle de chef d’√©quipe, avec seulement cinq d√©parts en championnat du monde √† son actif au d√©but de la campagne 1974. Mais il rel√®ve le d√©fi, remporte deux victoires et arrive √† la finale de la saison avec une chance de remporter le titre.

La comp√©titivit√© de Tyrrell s’est effondr√©e en 1975, mais Scheckter avait toujours un avantage sur son co√©quipier Depailler, en progr√®s, et remportait son GP national.

Scheckter a connu une p√©riode plus difficile dans la P34 √† six roues mais, lorsque la voiture a connu son meilleur jour √† Anderstorp en 1976, c’est lui et non Depailler qui a pris la pole avec 0.349s d’avance et a gagn√©.

Ken Tyrrell √©tait un peu critique apr√®s que Scheckter ait annonc√© son d√©part chez Wolf pour 1977, sugg√©rant qu’il n’avait pas domin√© Depailler autant qu’il aurait d√Ľ le faire √©tant donn√© son exp√©rience suppl√©mentaire. Mais cela √©tait probablement plus r√©v√©lateur de la tension autour du P34 et, au cours de leurs trois ann√©es ensemble, Scheckter a surclass√© Depailler 26-19 et l’a surclass√© 114-65.

¬ę¬†La d√©cision de Scheckter de rejoindre Tyrrell en 1974 √©tait la mauvaise¬†¬Ľ, a estim√© Mike Kettlewell dans Autocourse √† la fin de 1976. ¬ę¬†Il a trouv√© confiance et s√©curit√©, mais la discipline stricte de Tyrrell l’a pouss√© √† mod√©rer son ‘feu’. Et finalement, les deux hommes ont perdu leur confiance mutuelle.

¬ę¬†Si Scheckter avait rejoint Ferrari, il aurait √©t√© champion du monde maintenant.¬†¬Ľ

Apr√®s deux ans chez Wolf, Scheckter a fait rejoint Ferrari et a fait est devenu champion du monde. Dans quelle mesure son apprentissage chez Tyrrell l’a-t-il pr√©par√© √† cette chance ?

1. Jackie Stewart

Tyrrell et Jackie Stewart étaient en symbiose au début de l'incursion de l'équipe en F1.

Tyrrell et Jackie Stewart sont en symbiose au d√©but de l’incursion de l’√©quipe en F1.

Photo par : Motorsport Images

Les années Tyrrell : 1970-73
Tyrrell commence : 39
Tyrrell gagne : 15
Podiums Tyrrell : 20

M√™me en excluant les ann√©es pass√©es au volant de ch√Ęssis Matra et March pr√©par√©s par Tyrrell, Stewart domine de loin cette liste. Il a m√™me contribu√© √† la cr√©ation de Tyrrell en tant que constructeur avant de remporter deux titres de pilote et de marquer plus de victoires (15 sur 23), plus de p√īles (12 sur 14) et plus de tours rapides (8 sur 20) que tout autre pilote Tyrrell.

Apr√®s avoir test√© un V12 Matra √† la fin de sa premi√®re victoire pour le titre en 1969, Stewart savait qu’il voulait toujours un moteur Cosworth DFV pour 1970. Matra a cess√© de fournir des ch√Ęssis √† Ken Tyrrell et la plupart des autres constructeurs n’√©taient pas enthousiastes non plus, √† l’exception du nouveau venu March.

La 701 n’est pas tr√®s bonne et Tyrrell d√©cide de produire sa propre voiture, Gardner √©tant charg√© de concevoir la 001 en secret et Stewart √©tant utilis√© pour obtenir le soutien de Dunlop et Elf.

La 001 a √©t√© rapide presque imm√©diatement, Stewart prenant la pole position pour les GP du Canada et des √Čtats-Unis, mais a √©t√© contrari√© par un manque de fiabilit√©. Cela √©tant, Stewart a domin√© l’ann√©e 1971 avec la 003, remportant six victoires et d√©crochant le titre d√®s la huiti√®me manche sur onze.

Un ulc√®re duod√©nal et les qualit√©s pr√©c√©demment d√©bloqu√©es d’Emerson Fittipaldi et de la Lotus 72 ont rendu la d√©fense du titre difficile. Stewart manque m√™me une manche mais remporte tout de m√™me quatre victoires et la deuxi√®me place du classement !

La 006 n’√©tait sans doute que la troisi√®me voiture la plus rapide de 1973 mais Stewart a r√©alis√© l’une des plus grandes campagnes de F1, remportant cinq victoires et volant la couronne sous le nez des pilotes Lotus Fittipaldi et Peterson. Il a choisi sa course de reprise jusqu’√† la quatri√®me place au GP d’Italie comme sa plus grande.

Podcast : La course de ma vie de Jackie Stewart

Suite √† la mort de Cevert lors d’un entra√ģnement, Stewart s’est retir√© de ce qui aurait √©t√© sa derni√®re course de F1 lors du GP des √Čtats-Unis. Il se retire en tant que meilleur pilote incontest√© du monde et Tyrrell ne sera plus jamais la m√™me sans lui.

La combinaison Tyrrell-Stewart doit être considérée dans les mêmes termes que Clark-Lotus, Schumacher-Ferrari et Hamilton-Mercedes.

Jackie Stewart, Tyrrell 006 Ford

Jackie Stewart, Tyrrell 006 Ford

Photo par : Rainer W. Schlegelmilch / Motorsport Images

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Ingeniero mec√°nico de formaci√≥n, trabaj√© en la industria durante 10 a√Īos, sobre todo en el sector nuclear. Llevo varios a√Īos trabajando como redactor web, utilizando mis conocimientos t√©cnicos para escribir art√≠culos sobre temas espec√≠ficos, como las finanzas,