Accueil Santé & Bien-être Perspectives de la vaccination contre le monkeypox chez les professionnels de la...

Perspectives de la vaccination contre le monkeypox chez les professionnels de la santé en France et en Belgique

90
0

Dans une étude récente publiée dans le medRxiv* Les chercheurs ont réalisé une étude transversale afin d’évaluer l’attitude du personnel de santé en France et en Belgique vis-à-vis de la vaccination contre le virus du monkeypox (MPXV).

Étude : Intentions de se faire vacciner contre le Monkeypox chez les travailleurs de la santé en France et en Belgique en corrélation avec les attitudes envers la vaccination COVID-19. Crédit image : Corona Borealis Studio/Shutterstock
Étude : L’intention de se faire vacciner contre la variole du singe chez le personnel de santé en France et en Belgique est corrélée aux attitudes envers la vaccination par le COVID-19. Crédit image : Corona Borealis Studio/Shutterstock

Fond d’écran

Après deux ans de la pandémie de coronavirus 2019 (COVID-19), les études n’ont pas déterminé les attitudes envers la vaccination contre un pathogène nouvellement émergent, en particulier en France, où le gouvernement a imposé une couverture vaccinale élevée pour les travailleurs sanitaires. Néanmoins, il est certain que l’hésitation à se faire vacciner touche les professionnels de santé et a un impact sur leur statut vaccinal.

L’Europe est l’épicentre de la récente épidémie de MPXV, avec des milliers de cas signalés en août 2022. Des rapports ont également signalé des cas parmi les travailleurs de santé sans exposition professionnelle identifiée. Compte tenu du risque élevé pour les travailleurs de santé, en particulier le personnel travaillant dans les unités de maladies infectieuses à haut risque, les unités dédiées aux patients atteints du monkeypox et les cliniques de santé sexuelle ambulatoires, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé qu’ils soient vaccinés contre le monkeypox malgré l’offre limitée de vaccins.

A propos de l’étude

Dans la présente étude, les chercheurs ont administré une enquête anonyme en ligne entre le 15 juin 2022 et le 8 août 2022 par échantillonnage en boule de neige en France et en Belgique. Ils ont évalué leur attitude vis-à-vis de la vaccination contre le Monkeypox et ont identifié les facteurs associés à cette attitude. Ces facteurs couvraient les caractéristiques démographiques, l’échelle des 7C de la préparation à la vaccination, la croyance dans les agences de santé publique, les politiques gouvernementales, les entreprises pharmaceutiques, les médias, les collègues et l’empressement à se faire vacciner par le COVID-19.

Lire aussi :  Un algorithme clinique permet de faire la distinction entre la forme non traitable et la forme traitable de l'arrêt cardiaque soudain

Résultats de l’étude

Parmi les 690 répondants à l’enquête, 397 étaient des travailleurs de santé, dont 260 étaient des femmes. L’âge moyen des travailleurs de santé était de 59 ans, 43,3 ± 12 ans. Les résultats de l’étude ont révélé qu’en cas de recommandation spécifique pour les travailleurs de santé, 220 des 397 répondants, soit 55,4% de l’ensemble des travailleurs de santé de l’étude, accepteraient la vaccination.

Parmi eux, 99 travailleurs de santé se feraient vacciner le plus tôt possible et 121 se feraient probablement vacciner, soit respectivement 30,5% et 24,5% du total des 397 travailleurs de santé. Les 88 autres étaient indécis, 49 ne se feraient probablement pas vacciner et 40 étaient certains de ne pas se faire vacciner. Sur les 177 travailleurs de santé qui n’avaient pas l’intention de se faire vacciner contre le Monkeypox, 96 auraient changé d’avis si l’épidémie de MPXV s’était propagée et avait touché la population générale. Dans ce scénario, 79,1 % des travailleurs de santé ont accepté de se faire vacciner. Environ 38% des travailleurs sociaux ont déclaré avoir reçu le vaccin antivariolique ; cependant, cela n’a pas eu d’impact sur leur attitude vis-à-vis du vaccin contre le Monkeypox.

Lire aussi :  Comment un ancien prêtre catholique guide un plan Medicaid californien à travers de grands changements.

Conclusions

La complaisance à l’égard du MPXV est peut-être un obstacle à l’adoption et à l’acceptation du vaccin par les professionnels de santé. Des messages publics largement diffusés, axés sur des infections bénignes touchant principalement les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), ont pu générer un sentiment de complaisance chez les travailleurs de la santé. De même, l’utilisation à grande échelle d’EPI pendant les épidémies (comme pendant la pandémie de COVID-19) a pu donner aux travailleurs de santé un sentiment de sécurité. En , il y a eu le cas d’un médecin qui utilisait des équipements de protection individuelle (EPI) et qui a pourtant contracté une infection par le MPXV, probablement à partir d’une literie contaminée.

Par conséquent, même dans le cas d’une recommandation spécifique, le taux d’acceptation de la vaccination contre le Monkeypox observé chez les travailleurs de la santé n’était pas loin du taux d’acceptation chez les HSH aux Pays-Bas, ce qui souligne la nécessité de prendre en compte le faible risque perçu de transmission professionnelle. En outre, les résultats de l’étude suggèrent qu’il est urgent de communiquer sur l’exposition professionnelle potentielle au Monkeypox chez les HCW.

*Avis important

medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et qui, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, ni guider la pratique clinique/le comportement en matière de santé, ni être traités comme des informations établies.

Article précédentLa lutte contre la variole du singe pendant le COVID-19
Article suivantLa première réponse à la dose pour la solution de SARS-CoV-2 exposée aux UV222
Apasionado del running, vegano a los 25 años y comercial de la ropa, me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en noviembre de 2021