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Le président iranien Raisi accuse les États-Unis d’attiser les troubles après la mort de Mahsa Amini.

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« L’ennemi … veut monter les gens les uns contre les autres », déclare le président Ebrahim Raisi, ajoutant que la nation a ressenti « de la peine et du chagrin » après la mort de la femme en détention.

« Ceux qui ont pris part aux émeutes doivent être traités de manière décisive, c’est la demande du peuple », déclare le président Raisi.
(AFP)

Le président iranien Ebrahim Raisi a condamné le « chaos » provoqué par une vague de manifestations de femmes suite à la mort de Mahsa Amini alors qu’elle était détenue par la police des mœurs de la République islamique.

« Ceux qui ont pris part aux émeutes doivent être traités de manière décisive, c’est la demande du peuple », a déclaré Raisi dans une interview télévisée mercredi.

« La sécurité du peuple est la ligne rouge de la République islamique d’Iran et personne n’est autorisé à enfreindre la loi et à provoquer le chaos », a-t-il ajouté.

« L’ennemi a pris pour cible l’unité nationale et veut monter les gens les uns contre les autres », a ajouté le président ultraconservateur, accusant l’ennemi juré de l’Iran, les , d’attiser les troubles.

Amini, une Kurde de 22 ans, est morte le 16 septembre, trois jours après avoir été arrêtée pour avoir prétendument enfreint les règles strictes de l’Iran concernant le port du hijab et de vêtements modestes.

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M. Raisi a déclaré que la nation avait ressenti « de la peine et du chagrin » à la suite de sa mort, et que les experts médico-légaux et judiciaires présenteraient bientôt un rapport final, mais il a également averti que « les protestations sont différentes des émeutes ».

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L’Iran cible les groupes kurdes

« Femme, vie, liberté ! » ont scandé les manifestants lors des plus grandes manifestations en Iran depuis près de trois ans, au cours desquelles les femmes ont brûlé leur foulard et coupé leurs cheveux par défi.

Les parents endeuillés d’Amini ont déposé une plainte, exigeant « une enquête approfondie » et la publication de « toutes les vidéos et photographies » d’elle pendant sa détention, a déclaré leur avocat Saleh Nikbakht.

Un cousin d’Amini basé en Irak a affirmé qu’elle était morte après un « coup violent à la tête » et qu’un officier avait juré de « lui inculquer les règles et de lui apprendre à porter le hijab et à s’habiller ».

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Alors que les manifestations iraniennes ont éclaté pendant 12 nuits consécutives, le commandement de la police iranienne a promis que ses forces les affronteraient « de toutes leurs forces », dans le cadre d’une répression qui, selon un groupe de défense des droits, a déjà tué au moins 76 personnes.

L’Iran a accusé des forces extérieures d’être à l’origine des troubles, notamment des groupes kurdes basés dans le nord de l’Irak, en face de la province iranienne du Kurdistan dont est originaire Amini, et où les manifestations ont commencé.

Mercredi, l’Iran a lancé des frappes transfrontalières de missiles et de drones qui ont tué 13 personnes dans la région du Kurdistan irakien, après avoir accusé les groupes armés kurdes basés dans cette région d’alimenter les troubles.

Les sièges du parti Komala, du parti démocratique du Kurdistan iranien et du parti de la liberté du Kurdistan ont été frappés par des missiles et des drones, a rapporté la télévision d’État iranienne.

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Source : AFP

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Soy un viajero de 29 años y vendedor en una tienda de prêt-à-porter. Me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en octubre de 2021.