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Le ministre français de la justice va être jugé dans une affaire de conflit d’intérêts

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Eric Dupond-Moretti est accusé d’avoir abusé de sa position pour régler des comptes avec des adversaires de sa carrière juridique, devenant ainsi le premier ministre français de la Justice en exercice à être inculpé dans une enquête judiciaire.

Dupond-Moretti, un ancien avocat vedette de la défense, nie les allégations portées contre lui.
(AP)

Le ministre français de la Justice a reçu l’ordre de passer en jugement dans une affaire de conflit d’intérêts qui a embarrassé le gouvernement du président Emmanuel Macron, ont déclaré ses avocats.

Les avocats d’Eric Dupond-Moretti ont déclaré lundi qu’ils avaient immédiatement déposé un recours pour bloquer cette décision.

Eric Dupond-Moretti, ancien avocat de la défense, a été accusé l’année dernière d’avoir abusé de sa position pour régler des comptes avec des adversaires de sa carrière juridique, devenant ainsi le premier ministre français de la justice en exercice à être inculpé dans une enquête judiciaire.

Les accusations portent sur des enquêtes administratives concernant trois juges. Ces trois magistrats avaient ordonné à la police, en 2014, d’éplucher les relevés téléphoniques de dizaines d’avocats et de magistrats, dont Dupond-Moretti, dans le cadre d’une enquête sur l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Le pouvoir judiciaire a accusé Dupond-Moretti de mener une chasse aux sorcières.

Une affaire très médiatisée

Il a nié ces allégations, affirmant qu’il ne faisait qu’agir sur les recommandations de son personnel pour enquêter sur les éventuelles erreurs des magistrats qui ont supervisé les saisies des enregistrements téléphoniques.

L’ordonnance de mise en accusation a été rendue par la commission d’instruction du Palais de justice de la République à Paris (CJR), qui instruit les affaires de malversations présumées de ministres en exercice.

Mais ses avocats, Christophe Ingrain et Rémi Lorrain, ont déclaré qu’ils avaient déjà fait appel de cette décision.

« L’ordonnance n’existe plus », ont-ils déclaré aux journalistes à la sortie du bâtiment de la CJR.

Dupond-Moretti n’était pas présent.

Source : AFP