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Le gouvernement britannique fait volte-face sur son plan d’imposition en raison des réactions négatives.

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Le nouveau « plan de croissance » du Premier ministre Liz Truss a déclenché une crise de confiance des investisseurs envers le gouvernement, a fait chuter la valeur de la livre et des obligations d’État et a secoué les marchés mondiaux.

Le chancelier de l’Échiquier britannique Kwasi Kwarteng (à gauche) et le Premier ministre Liz Truss (à droite) assistent à la conférence annuelle du Parti conservateur à Birmingham, le 2 octobre 2022.
(AFP)

Le ministre britannique des Finances a annoncé un revirement spectaculaire sur une réduction d’impôts annoncée dans le cadre d’un programme économique qui a fait l’effet d’une bombe sur les marchés, l’électorat et son parti.

Le changement de cap du Chancelier de l’Échiquier Kwasi Kwarteng, et de la Première ministre Liz Truss, lundi, a soulevé des questions sur leur projet de droite moins d’un mois après qu’elle ait succédé à Boris Johnson.

« Nous avons compris, et nous avons écouté », a déclaré Kwarteng sur Twitter, annonçant qu’il ne supprimerait plus le taux supérieur de 45 % de l’impôt sur le revenu prélevé sur les plus hauts revenus.

Leur plan comprend également la levée du plafonnement des bonus des banquiers et l’annulation d’une hausse prévue de l’impôt sur les sociétés ainsi que d’une récente augmentation des cotisations d’assurance nationale.

Dans le même temps, ils refusent d’exclure les coupes dans les dépenses et les prestations, alors que la Grande-Bretagne traverse la pire crise du coût de la vie depuis des générations.

La perception de l’injustice du paquet a déclenché une tempête politique, avec des députés conservateurs de haut rang refusant de confirmer qu’ils le soutiendraient au Parlement, ainsi qu’un échec auprès des électeurs dans les sondages d’opinion.

Sur les marchés, l’intention de Truss et Kwarteng de payer les réductions d’impôts par des milliards d’emprunts supplémentaires a fait chuter la livre et exploser les taux d’intérêt des obligations d’État britanniques.

Kwarteng a déclaré à la BBC que l’accent mis sur le taux d’imposition maximal était devenu une « distraction massive ». Mais lorsqu’on lui a demandé s’il avait envisagé de démissionner, il a répondu : « Pas du tout » : « Pas du tout. »

« Je suis très heureux que nous ayons décidé de ne pas procéder à cela, car cela noyait les éléments d’un excellent plan », a-t-il insisté.

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Non conservateur

Dimanche, Truss a reconnu des erreurs de communication dans la façon dont le plan avait été présenté le 23 septembre, sans pour autant admettre la nécessité de changements.

Dans un tweet publié tôt lundi, elle a fait écho au message de son ministre des finances selon lequel la suppression du taux d’imposition des hauts revenus était « devenue une distraction de notre mission visant à faire bouger la Grande-Bretagne ».

« Nous nous concentrons maintenant sur la construction d’une économie à forte croissance qui finance des services publics de classe mondiale, augmente les salaires et crée des opportunités dans tout le pays », a-t-elle ajouté.

Augmenter les emprunts pour payer les 45 milliards de livres (50 milliards de dollars) de réductions d’impôts n’était « pas conservateur », a déclaré l’ancien ministre Michael Gove à la BBC dimanche, juste au moment où Truss quittait le studio après sa propre interview.

Gove, le bras droit de l’ex-premier ministre Boris Johnson lors de la campagne du Brexit en 2016, s’est dit « profondément » inquiet.

Mme Truss a déclaré à la BBC qu’elle n’avait pas discuté de la suppression de la tranche d’imposition des hauts revenus avec son cabinet, et a semblé prendre ses distances avec cette décision en affirmant que « c’est une décision que le chancelier a prise ».

Cela a provoqué une réprimande immédiate de Nadine Dorries, fidèle à Johnson, qui a accusé le nouveau Premier ministre de « jeter (Kwarteng) sous un bus le premier jour de la conférence » dimanche.

Avec cette volte-face, les enjeux ont grimpé en flèche pour Mme Truss, qui se prépare à clôturer la conférence du parti par un discours liminaire mercredi.

Un sondage YouGov a révélé vendredi que 51 % des Britanniques pensent qu’elle devrait démissionner – et 54 % veulent que Kwarteng parte.

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Source : fr.palestinaliberation.com et agences