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Exploration des caractéristiques antigéniques des sous-variants BA.5 et BA.4 du SRAS-CoV-2 Omicron

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Dans une étude récente publiée sur le site Web de l bioRxiv*, les scientifiques ont analysé les caractéristiques antigéniques des sous-lignées Omicron BA.5 et BA.4 du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2).

Étude : Propriétés antigéniques distinctes des lignées BA.4 et BA.5 de l'Omicron SARS-CoV-2. Crédit image : Fit Ztudio/Shutterstock
Étude : Propriétés antigéniques distinctes des lignées BA.4 et BA.5 du SARS-CoV-2 Omicron. Crédit image : Fit Ztudio/Shutterstock

Fond d’écran

Des mutants du SRAS-CoV-2 ont constamment émergé tout au long de la pandémie de coronavirus 2019 (COVID-19). Les lignées Omicron BA.2 et BA.1 du SRAS-CoV-2 sont apparues fin novembre 2021 en Afrique du Sud et présentent un écart antigénique important par rapport aux variantes antérieures du SRAS-CoV-2 et aux souches vaccinales existantes, mais une distance antigénique mineure entre elles.

BA.4 et BA.5, les mutants Omicron les plus récents du SRAS-CoV-2, ont été initialement découverts en Afrique du Sud, où ils sont à l’origine de la vague actuelle d’infection par le SRAS-CoV-2. En outre, les cas des sous-lignées Omicron BA.5 et BA.4 ont augmenté rapidement dans plusieurs pays européens.

BA.5 et BA.4 codent pour des protéines de pointe (S) similaires et sont plus étroitement associées à BA.2. Elles partagent de multiples mutations avec la BA.2, notamment Δ69-70, F486V et L452R, mais aucune ne présente l’altération Q493R par rapport à la BA.2.

A propos de l’étude

Dans le présent rapport, les scientifiques ont examiné les caractéristiques antigéniques des sous-lignées clés Omicron BA.4/BA.5, BA.1 et BA.2, les mutations F486V et L452R devant avoir un impact antigénique sur la protéine S du SRAS-CoV-2. Pour ce faire, ils ont utilisé des échantillons de sérum provenant de cohortes animales/humaines vaccinées, vaccinées et post-infection et des anticorps monoclonaux (mAbs) thérapeutiques actuellement utilisés.

Les chercheurs ont caractérisé de manière approfondie l’antigénicité de la protéine S de l’Omicron BA.4/BA.5 en comparant des échantillons de sérum prélevés après l’infection par l’Omicron BA.2 ou BA.1, après la vaccination et après la percée du vaccin Omicron/Delta. L’équipe a testé la sensibilité des sous-lignées Omicron BA.4/BA.5 à la neutralisation par des anticorps monoclonaux (mAbs) thérapeutiques nommés casirivimab/REGN10933, imbedvimab/REGN10987, et sotrovimab.

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Les investigateurs ont évalué des sujets vaccinés à trois doses (deux doses de ChAdOx1 plus une dose de rappel de BNT162b2 ou un triple-vaccin de BNT162b2). Ils ont également analysé la réactivité croisée entre les différents sous-variants d’Omicron en utilisant des hamsters non vaccinés et des sérums humains recueillis après des infections par BA.2 ou BA.1.

Conclusions

Les résultats de l’étude indiquent que les sujets vaccinés à trois doses ont présenté une baisse comparable du titre de neutralisation (de 6 à 15 fois) pour toutes les sous-variantes Omicron, y compris une baisse de 8 à 10 fois contre les sous-lignées BA.5 ou BA.4. L’équipe a constaté un résultat similaire dans un groupe de vaccinés plus âgés, avec des réductions comparables pour toutes les sous-lignées Omicron. Dans ce même groupe, les schémas de vaccination à trois doses de BNT162b2 et à deux doses de ChAdOx1 plus BNT162b2 ont augmenté les titres de neutralisation de BA.4 d’un facteur ≥10, comparable aux niveaux de neutralisation de BA.2 et BA.1.

Les sérums de personnes non vaccinées qui n’avaient eu qu’une seule exposition connue à BA.1 ont montré une réduction de 23 fois des niveaux de neutralisation relatifs contre BA.4 et BA.5 et une baisse mineure contre BA. 2. La neutralisation croisée de BA.4/BA.5 par des sérums de hamster infectés par BA.1 a chuté de façon spectaculaire, alors que celle de BA.2 n’a que peu diminué. La diminution de la neutralisation croisée de BA.4/BA.5 était moins prononcée dans les sérums de hamster recueillis après des infections par BA.2, tandis que la neutralisation de BA.1 était diminuée de 2,3 fois. Un schéma similaire de neutralisation croisée a été mis en évidence dans les échantillons de sérums humains non vaccinés ayant subi une seule infection par BA.2 et une infection par Omicron non spécifiée.

Les chercheurs ont signalé une réduction de 3,3 fois de la neutralisation entre BA.1 et BA.5/BA.4 pour l’infection de percée BA.1 et une réduction de 5,5 fois entre BA.2 et BA.4/BA.5 pour les sérums de percée BA.2. Les antisérums infectés par la percée de l’Omicron communautaire, dont la lignée n’est pas précisée, ont présenté des diminutions similaires du titre vis-à-vis de tous les sous-variants de l’Omicron. Il est intéressant de noter que, chez les hamsters, la percée de Delta a provoqué une réaction de neutralisation croisée contre BA.4/BA.5 et BA.2, mais pas contre BA.1. En outre, la percée du BA.1 a entraîné une réaction de neutralisation croisée substantielle, le BA.5/BA.4 étant neutralisé à un degré similaire à celui du BA.2 ou du BA.1 chez les hamsters.

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Enfin, les protéines BA.4/BA.5 ont présenté une sensibilité aux anticorps monoclonaux largement similaire à celle de la protéine BA.2, étant moins bien identifiées par le sotrovimab que la protéine S de type sauvage (WT) ou BA.1 du SRAS-CoV-2, mais légèrement mieux identifiées par l’imbedvimab que par la protéine BA.1.

Conclusions

Dans l’ensemble, les données de l’étude ont montré que les sérums post-vaccination avaient une capacité similaire à neutraliser les sous-variants BA.2, BA.1 et BA.4/BA.5 du SRAS-CoV-2 Omicron. En revanche, les infections antérieures de type BA.1 ou BA.2 sans vaccination par le COVID-19 ont entraîné de faibles réponses en anticorps neutralisants BA.4/BA.5. Les personnes vaccinées par COVID-19 et infectées par Omicron ont présenté une réponse neutralisante plus large envers les nouveaux mutants d’Omicron. En outre, BA.4/BA.5 était similaire à BA.2, compte tenu de la susceptibilité à la neutralisation par des anticorps monoclonaux thérapeutiques.

En conclusion, la présente étude montre que l’Omicron BA.4/BA.5 du SRAS-CoV-2 diffère antigéniquement du BA.1 et, à un degré moindre, du BA.2. L’augmentation de l’étendue de la neutralisation lors de la percée des infections Omicron indique qu’après l’amorçage avec la souche ancestrale, la vaccination de rappel avec des antigènes multivalents ou hétérologues pourrait être une stratégie réalisable pour l’établissement de réactions d’anticorps à neutralisation croisée.

*Avis important

bioRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et qui, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, ni guider la pratique clinique/le comportement en matière de santé, ni être traités comme des informations établies.

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Apasionado del running, vegano a los 25 años y comercial de la ropa, me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en noviembre de 2021