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Des centaines d’arrestations dans le cadre de la répression en Iran, alors que les manifestations meurtrières se poursuivent.

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Le ministère iranien des Affaires étrangères accuse les dirigeants des et de certains pays européens d’abuser d’un incident tragique pour soutenir les « émeutiers » et d’ignorer les « millions de personnes » qui soutiennent le système.

La colère du public s’est enflammée depuis que les autorités ont annoncé la mort de Mahsa Amini, 22 ans, qui était détenue pour avoir porté un hijab de manière inappropriée.
(AA)

Les autorités d’une province du nord de l’Iran ont arrêté 450 personnes au cours de plus de 10 jours de protestations suite à la mort d’une jeune femme sous la garde de la police des mœurs, ont rapporté les médias d’État.

« Pendant les troubles de ces derniers jours, 450 émeutiers ont été arrêtés à Mazandaran », a déclaré le procureur général de la province du nord, Mohammad Karimi, cité par l’agence de presse officielle IRNA lundi.

Ils « ont attaqué des bâtiments gouvernementaux et endommagé des biens publics dans plusieurs parties de Mazandaran », a-t-il ajouté.

Les médias locaux ont rapporté que les manifestants criaient des slogans anti-régime et Karimi a déclaré qu’ils étaient dirigés par des « agents anti-révolutionnaires étrangers ».

Plus de 1 200 manifestants, militants réformistes et journalistes ont été arrêtés lors des manifestations, essentiellement nocturnes, qui ont eu lieu dans tout le pays depuis que les troubles ont éclaté après l’annonce de la mort de Mahsa Amini le 16 septembre.

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Amini, dont le prénom kurde était Jhina, avait été arrêtée trois jours auparavant à Téhéran pour avoir prétendument enfreint les règles imposant le port du hijab et une tenue vestimentaire modeste.

Samedi, les autorités de la province voisine de Gilan ont annoncé l’arrestation de 739 personnes, dont 60 femmes.

L’agence de presse Fars a rapporté dimanche l’arrestation de 88 manifestants dans la province méridionale d’Hormozgan, citant un responsable local.

Fars a également fait état d’arrestations à Zanjan, une ville du nord-ouest, à Karaj, à l’ouest de Téhéran, et à Kerman, dans le sud-est.

Au moins 41 personnes sont mortes depuis le début des troubles, principalement des manifestants mais aussi des membres des forces de sécurité iraniennes, selon un bilan officiel.

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Une action décisive

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a souligné dimanche « la nécessité d’une action décisive sans indulgence » contre les principaux instigateurs des « émeutes », selon le site Internet Mizan Online du pouvoir judiciaire.

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Des photos publiées lundi par l’agence de presse Tasnim montrent des manifestants à Qom, une ville sainte chiite située à environ 150 kilomètres (90 miles) au sud de la capitale Téhéran.

Les forces de sécurité ont publié ces images des « principaux instigateurs », a rapporté Tasnim, demandant aux habitants de « les identifier et d’informer les autorités ».

L’affaire a suscité une condamnation internationale.

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les États-Unis de tenter de violer la souveraineté de l’Iran sur la question des manifestations, alors que les plus importants troubles dans le pays depuis 2019 ne montrent aucun signe d’apaisement.

« Washington essaie toujours d’affaiblir la stabilité et la sécurité de l’Iran, bien qu’il n’ait pas réussi », a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, à Nour news, affilié à un organe de sécurité supérieur.

Sur sa page Instagram, Kanaani a accusé les dirigeants des États-Unis et de certains pays européens d’abuser d’un incident tragique pour soutenir les « émeutiers » et d’ignorer « la présence de millions de personnes dans les rues et sur les places du pays pour soutenir le système. »

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Source : fr.palestinaliberation.com et agences

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Soy un viajero de 29 años y vendedor en una tienda de prêt-à-porter. Me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en octubre de 2021.