Accueil International Amnesty : Facebook doit accorder des réparations aux Rohingyas pour les contenus...

Amnesty : Facebook doit accorder des réparations aux Rohingyas pour les contenus haineux diffusés au Myanmar.

53
0

Des acteurs liés à l’armée et à des groupes nationalistes bouddhistes radicaux ont inondé de contenus antimusulmans avant des massacres à grande échelle, déclare Amnesty International, qui demande à Facebook de répondre aux demandes de réparation des Rohingyas.

Les musulmans rohingyas ont été pris pour cible par les dirigeants militaires du Myanmar en 2017 et poussés vers le Bangladesh voisin.
(Archives AP)

Facebook devrait verser des réparations aux centaines de milliers de Rohingyas chassés de chez eux au Myanmar dans le cadre d’une campagne exacerbée par des discours de haine omniprésents sur Internet, a déclaré Amnesty International dans un rapport.

Les Rohingyas, une minorité principalement musulmane, ont été pris pour cible par les dirigeants militaires du Myanmar en 2017 et chassés vers le Bangladesh voisin, où ils vivent depuis dans des camps de réfugiés tentaculaires.

Les associations de victimes et les défenseurs des droits affirment que les violences ont été amplifiées par les algorithmes de Facebook, qui, selon eux, font la part belle aux contenus extrémistes qui encouragent la désinformation nuisible et les discours de haine.

« De nombreux Rohingyas ont essayé de signaler les contenus anti-Rohingyas via la fonction « signaler » de Facebook », mais en vain, ce qui a permis à ces récits haineux de proliférer et d’atteindre un public sans précédent au Myanmar », indique Amnesty dans son rapport.

Lire aussi :  Ian retrouve la force d'un ouragan à l'approche de la Caroline du Sud

Elle a pris note des révélations du lanceur d’alerte « Facebook Papers » divulgué en octobre 2021, indiquant que les dirigeants de l’entreprise savaient que le site alimentait la diffusion de contenus toxiques contre les minorités ethniques et d’autres groupes.

Trois actions en justice ont été intentées contre Facebook par des représentants des Rohingyas, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, ainsi qu’auprès du groupe d’économies développées de l’OCDE, en vertu de ses lignes directrices pour une conduite responsable des entreprises.

LIRE PLUS :
Les Rohingyas félicitent les États-Unis pour la reconnaissance de leur génocide au Myanmar.

LIRE PLUS : Un tribunal de l’ONU rejette l’opposition du Myanmar dans l’affaire du génocide des Rohingyas

Après avoir été chassés de leurs maisons au Myanmar en 2017, les musulmans rohingyas vivent dans des camps de réfugiés tentaculaires au Bangladesh.

Après avoir été chassés de chez eux au Myanmar en 2017, les musulmans rohingyas vivent dans des camps de réfugiés tentaculaires au Bangladesh.
(Archives Reuters)

150 milliards de dollars de dommages

Dans la plainte américaine, déposée en décembre dernier en Californie, l’État d’origine de Facebook et de sa société mère Meta, les réfugiés demandent 150 milliards de dollars de dommages et intérêts.

Lire aussi :  Les astronautes chinois atteignent la station spatiale Tiangong pour le transfert de l'équipage

« Le refus de Meta d’indemniser les victimes rohingyas à ce jour – même lorsque les modestes demandes de la communauté représentent des miettes de la table des énormes bénéfices de l’entreprise – ne fait qu’ajouter à la perception qu’il s’agit d’une entreprise totalement détachée de la réalité de ses impacts sur les droits humains », a déclaré Amnesty.

L’ONG a exhorté Facebook à entreprendre une « diligence raisonnable proactive en matière de droits humains » sur l’ensemble de ses plateformes, mais a également appelé les autorités nationales à renforcer leur surveillance.

« Il est impératif que les États s’acquittent de leur obligation de protéger les droits de l’homme en introduisant et en appliquant une législation efficace pour freiner les modèles commerciaux basés sur la surveillance dans l’ensemble du secteur technologique », a-t-elle déclaré.

Facebook a promis de réorganiser ses valeurs d’entreprise et ses opérations en réponse à la pression exercée pour mettre un frein aux fausses informations, notamment en ce qui concerne la politique et les élections.

L’entreprise a noué des partenariats avec plusieurs médias, dont l’agence de presse AFP, afin de vérifier les publications en ligne et de supprimer celles qui sont fausses.

LIRE LA SUITE : De nouvelles preuves montrent comment l’armée du Myanmar a planifié la purge des Rohingyas.

WATCH : Génocide des Rohingyas : Pourquoi les États-Unis ont-ils mis si longtemps à le reconnaître ?

Source : AFP

Article précédentBlog en direct : L’UE propose un huitième train de sanctions contre la Russie
Article suivantLe COVID-19 peut causer des dommages pulmonaires à long terme chez les enfants et les adolescents.
Soy un viajero de 29 años y vendedor en una tienda de prêt-à-porter. Me incorporé al equipo de redacción de AltaVision.news en octubre de 2021.