septembre 19, 2021

Loi climat : l’Assemblée vote la suppression de certaines lignes aériennes intérieures

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Les députés se sont prononcés samedi soir, en première lecture, en faveur de la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, en cas d’alternatives en train de moins de 2 h 30. Au terme d’un débat animé, l’Assemblée nationale voté samedi 10 avril, dans la soirée, en première lecture, la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, en cas d’alternatives en train de moins de 2 h 30, après un débat animé et des divergences jusque dans la majorité.

Cette mesure emblématique du projet de loi climat vise à supprimer des liaisons entre Paris (Orly) et Nantes, Lyon ou Bordeaux, mais prévoit des exceptions pour les trajets en correspondance. La Convention citoyenne pour le climat avait réclamé de renoncer aux vols intérieurs en cas d’alternatives de moins de 4 h en train, et non 2 h 30. Le projet de loi gouvernemental entérine surtout l’existant, puisque le gouvernement avait contraint Air France à renoncer aux liaisons concernées en contrepartie d’un soutien financier en mai 2020. Il interdira aux concurrents de s’engouffrer dans la brèche.

« Nous avons choisi (le seuil en train de) 2 h 30, car 4 h ça vient assécher des territoires souvent enclavés comme le grand Massif central… Ce serait inique sur le plan de l’équité des territoires », a argumenté le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Mais la mesure a suscité une levée de boucliers de parlementaires de différents bords, souvent élus du Sud-Ouest, territoire d’implantation d’Airbus, à Toulouse, et de nombre de ses sous-traitants.

Le député PS Joël Aviragnet (Haute-Garonne) a fustigé le « coût humain disproportionné » du dispositif et mis en garde contre les pertes d’emplois dans l’aéronautique. Son collègue David Habib a critiqué une mesure de « décroissance » et de « chômage ». À droite, Jean-Marie Sermier et Martial Saddier (LR) ont dénoncé une mesure qui vient « casser une filière d’exception ». En raison du Covid, « on a une filière qui va très mal », a abondé le MoDem Nicolas Turquois, membre de la majorité. Le ministre Jean-Baptiste Djebbari a voulu « dédramatiser le débat », soulignant « la complémentarité des modes » entre avion et train: « à chaque fois », le développement des TGV a « asséché très rapidement » les lignes aériennes concernées, a-t-il insisté.

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